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L’heure est aux décisions

Montreal Canadiens v Philadelphia Flyers
AFP Alex Galchenyuk

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Est-ce le moment de peser sur le bouton de panique?

Le Canadien semble se démener dans les sables mouvants depuis trop longtemps. Les défaites s’accumulent, la tension monte dans le vestiaire et voilà qu’une autre épopée nocturne se termine avec l’intervention des policiers.

Au lendemain d’une autre défaite, faut-il le préciser.

Une autre distraction dont l’organisation, si soucieuse de son image, aurait bien aimé se passer.

Avec cette patate chaude entre les pattes, la direction a refusé que l’on s’entretienne avec les oiseaux de nuit pour connaître leur version de l’histoire. Ils patinaient pourtant comme leurs coéquipiers, hier matin.

C’était une requête pourtant tout à fait légitime, mais le ­Canadien, qui cultive la culture du secret, a décliné, contrevenant ainsi à la réglementation de la LNH.

Marc Bergevin a rencontré Alex Galchenyuk et Devante Smith-Pelly derrière des portes closes, puis a préféré une période de réflexion avant de commenter la situation.

Gageons qu’il a passé toute la soirée et peut-être même une partie de la nuit au téléphone pour évaluer ses ­options.

Mettons qu’il ne se trouve pas dans le siège du conducteur pour effectuer une transaction, cependant; les autres équipes vont le voir venir de loin...

Un cul-de-sac

Depuis quelques matchs, Galchenyuk obtient un peu plus de temps de jeu.

Mais pourquoi Michel ­Therrien a-t-il attendu si longtemps avant d’augmenter les minutes de l’attaquant le plus talentueux de l’équipe?

Était-ce une façon pour la direction de montrer au jeune homme, qui traîne une réputation de fêtard, qu’il n’a pas encore toute la maturité nécessaire pour piloter un premier trio? Maintenant, l’heure est aux décisions. Option un: on mise sur Galchenyuk comme attaquant de premier trio, au centre ou à l’aile, en lui expliquant en grosses lettres majuscules, soulignées, la responsabilité qui lui revient en tant qu’athlète professionnel grassement payé.

Ou, option deux: on l’échange.

Entre ces deux avenues, le Canadien fera du surplace, empêtré dans un cul-de-sac de performances minables à ­l’attaque.

On peut d’ailleurs se demander si le Tricolore n’a pas augmenté quelque peu le temps d’utilisation du numéro 27, ces derniers temps, comme vitrine pour les autres équipes.

Rondelle libre : nouvelle rubrique

J’en profite, chers lecteurs, pour vous signaler l’ajout d’une nouvelle rubrique dans votre section sportive ­préférée, Rondelle libre.

Tous les mercredis, Mathieu Boulay y traitera d’une foule de sujets: le hockey mineur québécois et sa multitude de ligues, les joueurs québécois évoluant dans les différents circuits professionnels dans le monde, ce qu’il advient ­d’anciens porte-couleurs du Canadien, etc.

Je vous invite d’ailleurs à ­lire l’entrevue que Mathieu a réalisée en compagnie de ­Peter ­Budaj, publiée en page 90.

Bonne lecture!

Denis Poissant

Directeur des sports