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Fidèle envers les collaborateurs

Fidèle envers les collaborateurs
Photo d'archives Le Journal de Québec, Serge Lapointe

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L'ex-journaliste artistique du Journal de Québec, Serge Drouin, a connu René Angelil dans les années 70, dans une période difficile de la vie de l'impresario.

Le célèbre couple a même contacté le journaliste lors de sa retraite. Serge Drouin a publié un long message jeudi après-midi après l'annonce du décès du gérant de 73 ans.

Voici le message de Serge Drouin sur sa page Facebook:

R.I.P. René Angelil...

«J'ai connu René Angelil dans les années 70 au moment où Ginette Reno venait de le larguer. Il n'en menait pas large. Plus rien ne fonctionnait pour lui. Il songeait même à un retour aux études. En Droit si ma mémoire est fidèle.

Puis, une cassette contenant la voix d'une jeune fille de Charlemagne chantant Ce n'était qu'un rêve est atterrie sur son bureau. C'était LA voix qu'il attendait, celle de Céline Dion. On connaît la suite.

Que retenir de René? Un gars généreux, respectueux, fidèle à ceux et celles qui ont été là, à la première heure; intransigeant envers ceux et celles qui ont voulu lui mettre les bâtons dans les roues, un tantinet contrôlant.

Mais René savait aussi écouter. Je me souviens qu'au début de la carrière de Céline, René demandait souvent l'avis des gens du milieu sur tel ou tel aspect de la carrière de sa protégée.

«Penses-tu que ça va marcher pour la petite?» qu'il demandait.

À l'époque de la chanson Ma chambre, Céline devait présenter un spectacle à l'Agora du Vieux-Port de Québec. Tout bonnement, en entrevue, je lui avais demandé si elle allait chanter la chanson écrite par Jean-Pierre Ferland ? Il m'avait répondu : «Elle ne pourra pas la chanter; les musiciens n'ont pas eu le temps de l'apprendre». Puis plus tard dans la conversation, il était revenu sur le sujet: «Penses-tu qu'elle devrait la faire ?»

Elle commence à tourner partout, ce serait bien si elle la chantait' que je lui avais dit.

En professionnel, René était allé acheter, chez Musique D'Auteuil (autrefois Archambault, rue St-Jean) les feuilles de musique de la chanson et le soir même Céline la chantait. C'était ça aussi René Angelil. Il ne laissait rien au hasard.

Je ne veux pas vous faire croire que je suis un intime de René Angelil loin de là mais il a toujours été présent tout long de ma carrière jusqu'à ma retraite du Journal du Québec.

Quand j'ai quitté le Journal, lui et Céline ont pris la peine de me téléphoner pour me souhaiter bonne retraite.

Une marque de reconnaissance que je n'oublierai jamais.

Salut René.

Merci pour tout ce que tu as fait pour le Québec.