/sports/hockey
Navigation

Anthony DeLuca floué

L’ex-attaquant de l’Océanic voulait revenir dans le circuit junior majeur québécois

SPO-HOCKEY-OLYMPIQUES
Photo d’archives Anthony DeLuca (15) s’était fait ­promettre par les Voltigeurs de Drummondville de pouvoir terminer la saison avec eux, mais l’équipe de la LHJMQ lui a depuis tourné le dos.

Coup d'oeil sur cet article

Anthony DeLuca digère mal que les Voltigeurs de Drummondville lui aient tourné le dos pour la fin de la saison dans la LHJMQ.

L’ex-attaquant vedette de l’Océanic de Rimouski dont les droits appartiennent à la formation du Centre-du-Québec aurait souhaité effectuer un retour dans les rangs juniors afin de conclure sa carrière en beauté.

Évoluant sous les couleurs des Aces de l’Alaska dans la Ligue de la Côte Est (ECHL), c’est ce qu’il avait tout de même demandé au DG et entraîneur-chef Dominic Ricard au tournant de 2016, avant la date limite des transactions.

Après avoir garanti au jeune homme de 20 ans qu’il ferait tout pour lui permettre de jouer dans le circuit junior québécois, le patron des Voltigeurs a fait volte-face et en a décidé autrement, anéantissant tous ses espoirs.

Aucune place

Non seulement Ricard n’était-il pas prêt à faire une place dans son alignement au champion de la Coupe du Président et auteur de 237 points en 238 matchs dans la LHJMQ, mais il n’a pu conclure la transaction demandée pour qu’il revienne dans la ligue.

C’est que, s’il exauçait son vœu, il devait faire une croix sur le choix de première ronde de l’Océanic en 2016 mis en compensation dans l’éventualité où DeLuca ne patinerait pas dans le circuit Courteau cette année, puisqu’il avait démontré son désir de grimper chez les pros avant le troc conclu en juin.

Or, selon les informations obtenues par Le Journal jeudi, Ricard avait bel et bien une offre des Islanders de Charlottetown sur la table. Le directeur général Grant Sonier a confirmé lui avoir offert un choix de premier tour en plus d’un joueur dont il a voulu taire le nom puisque celui-ci est toujours dans son vestiaire.

«M. Ricard m’avait juré que, s’il obtenait un choix de première ronde et un autre joueur, il m’échangerait, a certifié DeLuca lorsque joint par Le Journal quelques heures avant un match des Aces contre les Swamp Rabbits de Greenville.

«Je croyais avoir de bonnes chances de revenir dans le junior pour vivre l’expérience de ma dernière année et me rapprocher de ma famille. Je suis un gars de parole et je lui ai fait confiance, peut-être trop facilement, a-t-il poursuivi, débiné par le dénouement qui n’était certainement pas celui espéré. Il n’a jamais tenu sa promesse. Je suis déçu.»

Lors de ses premières discussions avec le directeur général des Voltigeurs, DeLuca avait noté les paroles de Ricard, qui n’étaient pas tombées dans les oreilles d’un sourd. «Il n’était pas prêt à perdre un choix de première ronde pour me donner deux ou trois mois de hockey», a raconté au bout du fil celui qui a amassé 10 points en 30 matchs chez les pros.

Rien d’urgent, selon Courteau

Ricard a affirmé avoir observé les règlements de la ligue. «On s’est pliés aux exigences», a-t-il répété maintes fois en refusant de s’avancer sur ce sujet épineux. Il ne lui a toutefois pas soumis de contrat et ne l’a pas plus placé au ballottage.

«Venant d’un homme de hockey avec autant d’expérience, faire ça à un kid de 20 ans, je trouve que c’est bien ordinaire», a lâché celui qui aurait volontiers endossé le numéro 15 des Voltigeurs, s’excusant du même coup aux partisans.

La tournure des événements a poussé le directeur général de l’Océanic, Serge Beausoleil, à déposer une plainte formelle sur le bureau du commissaire Gilles Courteau afin de reprendre son dû, en début de semaine.

Se sentant floué par les manigances de son homologue de Drummondville, il désire que la lumière soit faite dans cette affaire qui pourrait faire jurisprudence.

Depuis qu’il a été saisi de cette affaire prenant des allures de patate chaude, Gilles Courteau n’a fait aucun commentaire comme chacune des parties est représentée par des conseillers juridiques. «Je ne peux rien dire pour l’instant, car il y a une plainte formelle», a-t-il indiqué dans une brève conversation, jeudi.

Le commissaire n’a pas voulu épiloguer sur la durée du processus. «Rien ne presse, il n’y a rien d’urgent. Mais je peux dire que ce sera réglé d’ici les assisses annuelles», a-t-il précisé.

Beausoleil n’a pas l’intention de laisser traîner le dossier, afin d’éviter qu’il finisse par se salir.

Dans le calepin...

  • Les Tigres de Victoriaville ont célébré un passage marquant de leur histoire. La concession a franchi la barre des 2000 matchs dans la LHJMQ, mercredi.
  • Pierre-Luc Dubois et Julien Gauthier seront les adjoints des capitaines au match des meilleurs espoirs de la LCH le 28 janvier. Huit espoirs de la LHJMQ seront présents à cette vitrine annuelle.
  • La mascotte des Mooseheads d’Halifax a connu une dure soirée le week-end dernier. Participant à la nouvelle projection au ScotiaBank Centre, Hal a perdu la tête en tombant sur la glace!
  • Le Phoenix est à la recherche de nouveaux animateurs de foule pour épauler l’animatrice d’Énergie 106,1 Isabelle Perron. Les candidats, qui doivent être âgés de 16 ans et plus, peuvent s’inscrire sur le site web de l’équipe.
  • En plus des nombreux changements dans le vestiaire durant la période des transactions, les Cataractes comptent deux nouveaux actionnaires: Jonathan St-Jean et Richard Lajoie.
  • Bien qu’il soit un vieux routier, le pilote des Olympiques, Benoit Groulx, a dit avoir traversé «son pire voyage depuis qu’il est à Gatineau» au retour d’un périple parfait dans les Maritimes. Après le premier voyage dans les provinces de l’Atlantique en octobre, il avait pourtant signifié que celui-là serait de la «petite bière» en matière de kilométrage. Il comptait toutefois trois matchs en autant de soirs.