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Un Québécois participera au triathlon le plus difficile au monde

Francis Thériault
Photo Courtoisie Francis Thériault ­s’entraîne ­entre 17 et 20 heures par semaine en vue du très demandant ­Norseman.

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On décrit l’épreuve du Norseman Xtreme Triathlon comme étant «simplement l’ultime triathlon sur la planète Terre». Ultime, dans le sens de plus difficile. Et c’est ce défi que tentera de relever le Gatinois Francis Thériault, le 6 août en Norvège.

Cette course est très spéciale, pour plusieurs raisons. D’abord, outre les professionnels, les participants sont choisis par un tirage au sort. Et ils sont peu nombreux, soit environ 250 qui prendront le départ sur 4000 inscriptions. Ensuite, l’épreuve elle-même. Ce sont les mêmes distances qu’un Ironman, mais dans des conditions extrêmes, comme l’indique le nom de la compétition.

«J’ai été vraiment chanceux que mon nom sorte dès ma première tentative», s’est ­réjoui le Québécois.

<b>Francis Thériault</b><br /><i>Triathlète</i>
Photo Courtoisie
Francis Thériault
Triathlète

Chandail de grande valeur

Le départ se fait au milieu d’un fjord, où la température de l’eau peut atteindre 13 degrés Celsius. Les athlètes doivent sauter d’un bateau pour rejoindre la rive, 3,8 km plus loin. La deuxième étape est digne du Tour de France. Un trajet en vélo de 180 km avec des montées pour un dénivelé total de 3360 mètres. Le tout se termine avec un marathon de 42,2 km sur le mont Gaustatoppen, dont le sommet se trouve à 1883 mètres d’altitude. Seuls les 160 premiers participants ont accès à la montagne. Les autres ­terminent la course en bas.

Le défi est donc grand, et le mot est faible. Francis Thériault espère évidemment compléter l’épreuve au sommet de la montagne.

«Il y a des bourses à l’enjeu, mais ce sont généralement les professionnels qui les remportent. Pour les amateurs comme moi, il n’y a pas de médaille au fil d’arrivée. Ça peut sonner bizarre, mais la seule récompense est un t-shirt. C’est ce qui rend cette course encore plus spéciale. Il y a deux couleurs de chandails. Ceux qui terminent en haut de la montagne en ont un noir et les autres, un blanc», a précisé le Gatinois.

Son objectif est donc de rentrer au pays avec un t-shirt noir. Mais qu’est-ce qui le motive à vouloir participer à une épreuve si difficile?

«Vouloir se pousser autant, ça vient juste du fait que l’être humain n’a jamais fini de se donner des défis. Quand tu en relèves un, tu te demandes quelle est la prochaine étape», a indiqué celui qui travaille comme physiothérapeute à l’Hôpital Monfort, à Ottawa.

Triathlonien depuis une dizaine d’années, Francis Thériault en sera à sa troisième compétition de la longueur d’un Ironman. Il a également participé deux fois au marathon de Boston.

L’entraînement est évidemment déjà commencé en vue du plus grand défi physique de sa vie.

«Ça va venir vite. J’ai un entraînement planifié sur plusieurs mois, qui demande entre 17 et 20 heures d’entraînement par semaine», a-t-il précisé, ajoutant qu’il a lui-même établi son entraînement, puisqu’il a sa certification comme entraîneur Ironman.

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