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Les survivants ont vécu l’horreur

Des premiers répondants français viennent en aide à un homme portant un chandail d’Équipe Canada, à la suite de l’attaque terroriste à l’hôtel Splendid de Ouagadougou et au café Cappucino, samedi.
Photo AFP Des premiers répondants français viennent en aide à un homme portant un chandail d’Équipe Canada, à la suite de l’attaque terroriste à l’hôtel Splendid de Ouagadougou et au café Cappucino, samedi.

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AFP | Les survivants de l’attentat terroriste qui a fait 29 morts à Ouagadougou, au Burkina Faso, ont dû se cacher des tireurs dans le noir et dans le sang pendant des heures.

«Les gens étaient couchés, il y avait du sang partout, a confié à l’AFP Yannick Sawadogo, l’un des rescapés de l’hôtel Splendid. Ils tiraient sur les gens à bout portant», a-t-il continué à propos des trois djihadistes derrière le massacre.

Les terroristes, décrits comme «très jeunes» par les témoins, ont débarqué vers 19 h 45 dans l’hôtel de luxe en plein centre-ville, fréquenté surtout par des Occidentaux. L’attaque sanglante a été revendiquée par le groupe djihadiste Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI).

«On ne savait pas si on pourrait s’en sortir», a raconté, la voix tremblante, une autre survivante, Suzanne Songa-Ouédraogo.

Cette femme, qui a reçu une balle dans le bras, est restée enfermée dans le noir pendant des heures. Baignant dans son sang, elle a entendu les assaillants tirer à quelques mètres d’elle.

Champ de bataille

Le premier assaut contre les djihadistes a été donné par les forces burkinabées, appuyées par des militaires français et américains, vers 2 h. Rapidement, l’hôtel et les environs sont devenus un champ de bataille, avec de nombreux véhicules en flammes.

L’assaut s’est ensuite poursuivi en face de l’hôtel dans le café-restaurant Cappuccino, un autre lieu fréquenté par les visiteurs étrangers.

Lorsqu’il a entendu un premier coup de feu, l’employé du café, Yassia Salouka, s’est couché sur le sol, a rampé derrière le bar, puis s’est enfermé dans le vestiaire avec quatre autres personnes. «Ça tirait de partout», a-t-il dit.

Le président du pays, Roch Marc Christian Kaboré, a reconnu dans un discours que son pays était «sous le choc» après cette attaque djihadiste. «Pour la première fois de son histoire, notre pays a été victime d’une série d’attaques terroristes barbares, ignobles, d’une ampleur sans précédent, et d’une lâcheté inouïe», a-t-il affirmé.

 

Bilan de l’attaque

  • 29 morts
  • Environ 30 blessés
  • 176 personnes secourues par l’intervention militaire

Victimes de 18 nationalités

  • 6 Canadiens
  • 5 Burkinabés
  • 2 Français
  • 2 Suisses
  • 1 Néerlandais
  • 1 Américain
  • 3 djihadistes tués

Sources: AFP et BBC