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Pas la première attaque pour ce chef djihadiste

Le chef djihadiste Mokhtar Belmokhtar a combattu très jeune en Afghanistan, en 1991, et y a perdu un œil, d’où son surnom: «le Borgne».
Photo AFP Le chef djihadiste Mokhtar Belmokhtar a combattu très jeune en Afghanistan, en 1991, et y a perdu un œil, d’où son surnom: «le Borgne».

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OUAGADOUGOU, Burkina Faso | Le chef djihadiste algérien Mokhtar Belmokhtar, dont le groupe aurait commis l’attaque vendredi soir contre un hôtel et un restaurant de Ouagadougou, s’est rendu célèbre pour des opérations aussi sanglantes que spectaculaires dans le Sahel.

Ancien cadre d’Al-Qaïda au Marghreb islamique (Aqmi), cet homme de 43 ans donné pour mort à de multiples reprises, notamment en avril 2013 et en juin 2015, lorsqu’il a été la cible déclarée d’une frappe américaine en Libye, court toujours, constatait en novembre le ministre français de la Défense Jean-Yves Le Drian. «Il circule, avait dit M. Le Drian, alors interrogé par la radio française Europe 1. Si je le savais, les affaires seraient réglées», avait-il ajouté.

Recherché

Les États-Unis ont mis sa tête à prix pour 5 millions $. Régulièrement soupçonné de séjourner sur le territoire libyen, Mokhtar Belmokhtar est l’un des chefs islamistes extrémistes les plus recherchés au Sahel; il milite pour une grande coalition avec les djihadistes du Niger, du Tchad et de Libye.

En mai 2015, l’Algérien avait réaffirmé la loyauté de son groupe, Al-Mourabitoune, à Al-Qaïda et démenti son allégeance à l’État islamique (ÉI).

Attaque à Bamako

Selon l’organisation américaine SITE qui surveille les sites internet islamistes, Aqmi a publié un message attribuant l’attaque de Ouagadougou à Al-Mourabitoune.

Ce dernier groupe a déjà revendiqué l’attentat sanglant du 20 novembre 2015 contre l’hôtel Radisson Blu de Bamako (20 morts, dont 14 étrangers, plus deux assaillants abattus).

Al-Mourabitoune avait déjà revendiqué le premier attentat meurtrier contre des Occidentaux à Bamako, le 7 mars 2015, au bar-restaurant La Terrasse qui avait fait cinq morts.

Né en juin 1972 à Ghardaïa, aux portes du Sahara, Mokhtar Belmokhtar a combattu très jeune en Afghanistan, en 1991, et y a perdu un œil, d’où son surnom: «le Borgne».

En janvier 2013, quelques jours après le début de l’opération Serval, à l’initiative de la France, pour chasser les djihadistes du Nord malien, il avait lancé l’attaque et la prise d’otages massive sur le complexe gazier d’In Amenas, dans le Sahara algérien (38 otages et 29 ravisseurs tués).