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Arrimer coiffure et vélo et faire naitre un nouveau modèle d’affaires

Laurie Coulombe conjugue deux de ses passions avec son projet «LC Coiffeure à vélo».
Caroline Lévesque Laurie Coulombe conjugue deux de ses passions avec son projet «LC Coiffeure à vélo».

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Qu’il fasse -40 degrés ou une canicule, qu’il pleuve ou grêle, Laurie Coulombe conjugue deux de ses passions avec son projet «LC Coiffeure à vélo».

Armée de son vélo et son matériel, elle part à la rencontre de groupes d’employés ou de personnes à la maison, situés sur le territoire montréalais, pour leur donner une nouvelle tête. L’été il lui arrive même de pratiquer son art dans les parcs. Ce projet unique est né à la suite d’un licenciement.

«Il y a deux ans de cela, je n’étais pas une employée modèle et j’ai été suspendue, puis renvoyée, avoue la femme de 29 ans. Je me suis retrouvée sans revenus. Ce renvoi-là m’a permis de mettre le projet à terme.»

Sans emploi, vivant avec le poids du décès récent de son père, elle s’est mise à faire du vélo de compétition pour relever un défi cycliste contre le cancer.

Arrimer vélo et coiffure est donc devenu une évidence pour celle qui pratique son métier depuis maintenant 11 ans.

«C’est vraiment sympathique de recevoir son coiffeure à la maison, témoigne-t-elle. Les gens m’accueillent tellement bien! Je suis nourrie, je bois du café et on me garde parfois à souper. Je suis un peu comme l’invitée. J’ai toujours eu de bonnes expériences.»

Sans emploi, vivant avec le poids du décès récent de son père, elle s’est mise à faire du vélo de compétition pour relever un défi cycliste contre le cancer.
Caroline Lévesque
Sans emploi, vivant avec le poids du décès récent de son père, elle s’est mise à faire du vélo de compétition pour relever un défi cycliste contre le cancer.

Sécurité

Étant donné que Laurie Coulombe est principalement sur la route, elle fait attention à sa visibilité. L’hiver, lorsque les journées s’écourtent, par mesure de sécurité, elle centralise ses rencontres en journée. Son premier hiver, elle est tombée souvent, parfois en plein milieu de la rue.

Pendant la saison froide, elle limite ses rendez-vous, étant donné les risques. «Ma zone est plus restreinte et je fais plus de coupes en salon. Je me donne deux mois où je suis off», laisse-t-elle savoir.

Pendant ce temps mort, elle alimente son blogue question de se garder active sur les réseaux sociaux.

Ce concept lui permet d’avoir une liberté dans la sélection de sa clientèle, une question de sécurité également. «Si je ne le sens pas, je n’y vais pas», lance Mme Coulombe.

Étant donné qu’elle ne sait pas sur qui elle tombera, elle se protège grâce à la technologie. «Mon téléphone me localise là où je suis. Il est connecté avec une personne de confiance, qui sait toujours où je suis. Au début j’allais chez n’importe qui. Mais il m’est déjà arrivé de recevoir des messages de gens qui voulaient une coupe et un service en plus... Ça peut être dangereux.»

L’hiver, lorsque les journées s’écourtent, par mesure de sécurité, elle centralise ses rencontres en journée.
Caroline Lévesque
L’hiver, lorsque les journées s’écourtent, par mesure de sécurité, elle centralise ses rencontres en journée.

Boutique de vélo et coiffure

Le concept prend de l’ampleur et au printemps, une boutique de vélos, C&L Cycle, deviendra le quartier général de la coiffeuse à vélo.

Elle caresse le projet, à long terme, d’avoir des employés qui pourraient parcourir leur propre arrondissement.