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Les minorités visibles sont sous-représentées dénoncent des élus

Sur la photo, Khokon Maniruzzaman, commissaire scolaire dans Côtes-des-Neiges-Snowdon, Benoît Dorais, maire de l'arrondissement du Sud-Ouest et chef de Coalition Montréal, Erik Hamon, candidat aux élections de 2013 et membre de la communauté philippine de Montréal, Marvin Rotrand, conseiller dans Snowdon, Steve Shanaan, conseiller de Vrai changement pour Montréal et Peter Francis, représentant de la Ligue des Noirs du Québec.
Photo 24 heures, Améli Pineda Sur la photo, Khokon Maniruzzaman, commissaire scolaire dans Côtes-des-Neiges-Snowdon, Benoît Dorais, maire de l'arrondissement du Sud-Ouest et chef de Coalition Montréal, Erik Hamon, candidat aux élections de 2013 et membre de la communauté philippine de Montréal, Marvin Rotrand, conseiller dans Snowdon, Steve Shanaan, conseiller de Vrai changement pour Montréal et Peter Francis, représentant de la Ligue des Noirs du Québec.

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Alors que seulement quatre des 103 élus montréalais sont issus de minorités visibles, des membres de plusieurs communautés réclament une meilleure représentation à l’hôtel de ville de Montréal.

«Nous devons nous faire recruter avant, pas pendant les élections comme candidat de dernière minute dans une circonscription où personne ne veut aller», dit Peter Francis, représentant de la Ligue des Noirs du Québec.

Selon M. Francis, il y a beaucoup de candidats potentiels au sein des différentes communautés culturelles de Montréal.

Il demande aux partis politiques de Montréal d’être plus présents au sein des communautés pour inciter les membres à s’engager politiquement.

Méconnaissance

La méconnaissance du fonctionnement des instances politiques effraie encore les immigrants pensent plusieurs.

«Il y a des gens académiquement qualifiés qui sont peut-être effrayés par ce que ça représente. C’est un défi majeur auquel Montréal fait face, il y a un travail de communication à faire», estime KhoKon Maniruzzaman, commissaire scolaire dans Côte-des-Neiges-Snowdon et membre de la communauté Bengladaise de Montréal.

Selon M. Maniruzzaman, c’est une question de «bon sens» de se pencher sur la représentative des minorités ethniques. «À Montréal, on a 30% des gens qui sont d’une minorité visible. C’est le gros bon sens d’avoir une composition du conseil qui soit représentatif de la population montréalaise», dit-il.

Engagement

Une motion visant à ce que Montréal fasse la promotion de l'importance d'avoir des membres des différentes communautés représentés à l'hôtel de ville sera déposée lors de la prochaine séance du conseil, le 25 janvier

«Les élections municipales peuvent sembler encore loin, mais il est plus que temps pour les partis municipaux de se pencher sur la question de la représentativité du conseil municipal», mentionne Marvin Rotrand, conseiller municipal de Coalition Montréal, instigateur de cette motion.

Selon lui, Montréal doit avoir une réflexion sur les façons dont elle peut être plus attrayante pour les gens des minorités visibles.

Montréal-Nord en exemple

À Montréal-Nord, un groupe de réflexion de la communauté haïtienne souhaite servir d’exemple.

Alors que se prépare une élection partielle, à la suite du départ de l’ancien maire Gilles Deguire, le groupe espère que le prochain maire puisse être issu d’une minorité visible.

«C’est quelque chose qui pourrait être intéressant et surtout inspirant pour nos jeunes, qui pourraient se retrouver en cette personne», dit Don Harley Fils-Aimé, représentant de ce groupe.

Des noms comme celui de l’actuel président du conseil de l’hôtel de ville, Frantz Benjamin, ont été évoqués.

«Je n’ai pas été approché et je suis très bien dans mon rôle de conseiller», a fait valoir M. Benjamin, qui est élu dans l’arrondissement de Villeray-Saint-Michel-Parc-Extension.

À Montréal

- 4 des 103 élus issus de minorités visibles

- 10 des 103 élus issus de minorités ethniques

- 30% de la population montréalaise est issue d’une minorité visible

Source : Ville de Montréal