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Vouloir la réussite. Tolérer l’incompétence.

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Dans tous les grands discours de ministres de l’Éducation et de chefs syndicaux, on nous dit travailler pour la réussite du plus grand nombre.

Bien qu’on sache que l’un des facteurs déterminants de cette réussite est un enseignement de qualité, les données publiées par Le Journal aujourd’hui démontrent l’incapacité du réseau public de l’éducation à enrayer l’incompétence.

Même s’il s’agit d’un phénomène marginal, le travail des mauvais enseignants cause beaucoup de dommages, et pas seulement aux enfants.

Déjà qu’on ne recrute pas les meilleurs candidats

Dans le milieu de l’enseignement, on déplore généralement l’absence d’un processus de sélection des étudiants dans les facultés d’éducation au Québec. On se plaint régulièrement de ne pouvoir barrer la route aux étudiants «trop faibles» en français, entre autres.

La dynamique actuelle attire vers le bas, alors que la société entend de la bouche de ceux qui occupent des postes importants en éducation que nous visons haut!

Au Québec, nous avons relevé avec brio le défi de l’accès à l’école. Maintenant que notre jeunesse a accès à l’éducation, c’est le défi de la réussite qui doit orienter nos politiques publiques en éducation.

Un enseignant compétent fait la différence

L’effet enseignant n’est pas un mythe. Il est documenté, expliqué et décortiqué par de nombreux chercheurs. Quand on ne vient pas à bout des enseignants indignes de se voir confier une classe, on nuit à la très grande majorité d’enseignants compétents qui forment le Québec.

Sans compter l’impact sur la formation des élèves...

Dans cette période où de nombreux profs revendiquent tous les jours la valeur de l’éducation, je suis convaincu qu’ils sont de plus en plus nombreux à souhaiter que les hauts standards qu’ils défendent soient respectés, dans une profession digne de ce nom.

Vouloir la réussite, c’est faire le choix de couper le cordon avec l’incompétence!