/investigations
Navigation

Un avocat menace ceux qui l’ont volé sur YouTube

Il se serait fait dérober des modèles de documents légaux qu’il vend en ligne

Vincent Allard
Photo Courtoisie Me Vincent Allard, basé au Delaware, indique dans sa vidéo qu’il révélera l’identité des voleurs s’il n’est pas remboursé d’ici un mois.

Coup d'oeil sur cet article

Un avocat québécois basé aux États-Unis a publié une vidéo sur YouTube dans laquelle il s’adresse à deux hommes de Brossard qu’il accuse de l’avoir fraudé. Son message: remboursez-moi d’ici un mois sinon votre identité sera rendue publique.

Dans la vidéo, Me Vincent Allard leur indique qu’il compte les poursuivre au civil après le 21 février s’ils n’ont pas payé. Il révélera alors leur identité puisque la justice est publique au Québec. Pour lui, il n’est pas question que ce cybercrime reste impuni.

«Je ne laisserai jamais personne frauder et voler l’œuvre d’une vie», dit-il dans la vidéo de huit minutes.

En août dernier, Me Allard a découvert avec stupéfaction qu’on avait volé durant la nuit pour 10 665 $ de modèles de documents légaux comme des contrats qu’il vend en ligne sur le site Jurifax.com.

Les fraudeurs avaient utilisé un numéro de carte de crédit d’un citoyen ontarien. Ce n’est toutefois qu’en décembre dernier qu’il a appris l’identité des deux hommes.

Il a alors découvert avec stupéfaction qu’ils s’apprêtaient à mettre en ligne un site internet pour revendre les documents qu’ils avaient acquis illégalement en août dernier.

Mise en demeure

Le site web en construction était pratiquement identique au sien. «Ce sont mes mots, mes produits, et même les prix étaient identiques. Tout ce qui avait changé, c’était le logo», lance l’avocat qui est également à la tête de la firme Corpomax basée au Delaware.

C’est la première fois qu’il est victime d’une telle arnaque. Il dit ne pas avoir dormi pendant plusieurs nuits après avoir appris ce qu’on lui avait fait.

En décembre dernier, il a fait parvenir une mise en demeure aux deux individus qu’il a identifiés comme étant ceux derrière le vol des documents.

S’ils ont nié par écrit être impliqués dans la fraude, le site web en construction a mystérieusement été fermé dans les heures suivant la réception de la mise en demeure.

Comble de malchance, les deux suspects ont tenté de nouveau de se procurer frauduleusement des documents le 7 décembre. Ils ont toutefois été interceptés puisqu’une nouvelle procédure a été mise en place.

 

Commentaires

Vous devez être connecté pour commenter. Se connecter

Bienvenue dans la section commentaires! Notre objectif est de créer un espace pour un discours réfléchi et productif. En publiant un commentaire, vous acceptez de vous conformer aux Conditions d'utilisation.