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La vie en brun

Cette semaine en critiques: Brown, Panic! At The Disco, Steven Wilson, Cécile Doo-Kingué et Charlie Hilton.

La vie en brun

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Brown - Brown [★★★★]

La vie en brun
Photo courtoisie

Mariage efficace des «flows» et univers des trois artistes!

Trio réunissant les frères et rappeurs Snail Kid (des Dead Obies) et Jam (du collectif K6A, notamment) à leur père Robin Kerr (du groupe reggae Uprising), Brown offre un ­premier album homonyme qui détonne.

Mariage étonnamment efficace des «flows» et univers particuliers des trois artistes (la percutante Complexe en témoigne tout particulièrement), la famille Beaudin-Kerr propose tout de même une œuvre homogène et en phase avec «le son du moment», résultat de collaborations fructueuses avec des partenaires de choix comme Toast Dawg et VNCE. Les fans des «beats» de Loud Lary Ajust et, évidemment, des Dead Obies devraient adorer, d’ailleurs.

Projet distinct

Brown se distingue toutefois de plusieurs de ses congénères par les interventions chaleureuses du patriarche, mais aussi – et ­surtout – par sa propension à s’épancher sur des thématiques à caractère social (Black White et Lonely viennent en tête). Ce qui, avouons-le, fait changement du nombrilisme ­saoulant de certains de leurs contemporains.

Bien que l’année s’annonce riche en parutions rap locales très attendues – ­Koriass, Dead Obies (encore eux!) et Radio Radio ­lanceront également des disques plus tard cette ­année –, le premier album de ce «nouveau trio» place déjà la barre très, très ­haut pour la cohorte 2016.

Bref, Brown, l’œuvre, est une production qui ­s’apprécie dès la première écoute, certes, mais qui en gagne beaucoup plus au fil des séances.

Panic! At The Disco - Death of a Bachelor [★]

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Cruellement beige!

Groupe pop rock qui n’en finit plus de se chercher, Panic! At the Disco singe Fall Out Boy, Fun et même Queen sur ce quatrième album.

Et, oui, cette combinaison est insupportable en plus d’être hétéroclite.

En résulte donc un CD qui, malgré un foisonnement d’idées (susciter Rock Lobster rend Don’t Threaten Me ­With A Good Time plutôt sympathique), demeure cruellement beige.

Steven Wilson - 4½ [★★]

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Sur le pilote automatique!

L’ex Porcupine Tree manque ici une belle occasion de rendre hommage au fameux téléroman mettant en vedette Isabelle Brossard et Robert Brouillette avec .

Le rockeur prog culte opte plutôt pour un maxi satisfaisant, mais où on le sent cruellement sur le pilote ­automatique.

Les fans auront leur dose. Les autres iront s’éclater ailleurs.

Cécile Doo-Kingué - Anybody Listen Part 2: Dialogues [★★★½]

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La guitariste et interprète Cécile Doo-Kingué frappe un grand coup avec ce quatrième disque qui se veut également le second d’une trilogie blues.

Virtuosité oblige, la dame est particulièrement endiablée derrière son instrument, mais semble toutefois ronger son frein au chant sur certaines pièces (l’entraînante Riot & Revolution est un bon exemple).

L’œuvre est tout de même convaincante.

Coup de coeur

Charlie Hilton - Palana [★★★]

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Pas au goût de tous!

Malgré ma propension à vouloir me ­faire péter les tympans au doux son de pop éthérée, le projet solo de la chanteuse du groupe Blouse s’avère aussi désarmant (la pièce titre en témoigne) qu’intrigant (la construction mi-dansante, mi-planante de Something For Us All en est un bel exemple).

Pas au goût de tous, mais celles et ceux qui accrocheront — et les nostalgiques de Nico — ­aimeront avec passion!