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Énergie Est: Couillard réplique aux critiques de l’Ouest

Philippe Couillard
Simon Clark/Agence QMI

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MILAN – Le premier ministre Philippe Couillard déplore les propos tenus par son homologue de la Saskatchewan, Brad Wall, devant l’opposition des maires de la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM) au projet d'oléoduc Énergie Est.

Aux maires de la région de Montréal, qui ont fait une sortie commune pour dire non au projet de pipeline de TransCanada, vendredi dernier, le premier ministre de la Saskatchewan a suggéré via son compte Twitter de «poliment rembourser les 10 milliards $ en péréquation de l'Ouest».

«On fait naître de l’animosité inutilement entre des régions», a commenté le premier ministre du Québec, en marge d’une mission en Italie.

Philippe Couillard
Photo Marc-André Gagnon

Selon Philippe Couillard, l’argument de la péréquation dans ce débat est «totalement inapproprié» dans ce cas-ci.

«Moi je l’ai reconnu publiquement. Le Québec reconnaît que la richesse créée dans l’Ouest pendant des années a été incluse dans les transferts que le Québec reçoit. Mais il n’est aucunement question d’en faire un facteur de décision.»

Aucune obligation

Pour le premier ministre du Québec, ce n’est pas parce qu’ailleurs au Canada, les projets de pipeline comme Keystone XL ont été rejetés «que le Québec est obligé de dire oui».

Par ailleurs, M. Couillard trouve la position prise par les maires de la CMM tout à fait «légitime».

«Il y a quand même quelque chose que je voudrais dire au reste du Canada: un projet de pipeline qui traverse des communautés densément peuplées et des cours d’eau, partout ailleurs au Canada, ça créerait un débat, une polémique et une discussion serrée», a souligné M. Couillard.

Selon lui, avant de blâmer ceux qui, au Québec, s’inquiètent des conséquences que pourrait avoir le projet de pipeline, ceux qui souhaitent que le projet aille de l’avant devraient commencer par regarder du côté du promoteur.

«Si j’ai un reproche à faire à TransCanada, c’est qu’ils n’ont pas parlé au monde, a dit M. Couillard. Il faut qu’ils parlent au monde, pas juste par des communiqués puis un site web.»

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