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Blue Moon: Opération réussie

La série Blue Moon fera parler d’elle pour les bonnes raisons cette année

Avec Blue Moon, Karine Vanasse réussit son retour au Québec après avoir passé les deux dernières années à travailler aux États-Unis.
Photo courtoisie Avec Blue Moon, Karine Vanasse réussit son retour au Québec après avoir passé les deux dernières années à travailler aux États-Unis.

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Malgré un tournage difficile très médiatisé, Blue Moon s’avère une réussite. Un ambitieux tour de force qui ravira les fans d’action et qui permettra au Club illico de gagner plusieurs abonnés.

Écrite par Luc Dionne (Omertà), réalisée par Yves-Christian Fournier (Tout est parfait) et produite par Aetios, (Fabienne Larouche et Michel Trudeau), Blue Moon est une fascinante incursion au cœur d’une industrie qu’on connaît peu, celle des firmes de sécurité privées, des sociétés mercenaires auxquelles la police fait appel pour réaliser des opérations controversées, voire clandestines.

La série commence de manière brutale. En flash-back, on apprend non seulement comment la mère de Justine (Karine Vanasse) est morte, mais pourquoi son père a nommé son entreprise Blue Moon. En rentrant du travail, ce dernier a retrouvé sa conjointe avec les poignets tailladés, gisant, inconsciente, dans un bain de sang, aux côtés d’une jeune Justine impuissante. Le tout, pendant que Blue Moon, un standard des années 1930 magnifiquement revisité par Mara Tremblay, résonnait dans les haut-parleurs du salon.

Karine la dure à cuire

L’action se transporte ensuite 20 ans plus tard, en Ukraine, où Justine apprend, en pleine mission militaire, que son père est décédé et qu’elle devient actionnaire majoritaire de Blue Moon, l’entreprise qu’il a fondée.

Avec Blue Moon, Karine Vanasse renoue avec la fiction québécoise dans la peau d’une dure à cuire, un rôle très éloigné de ceux qu’elle décroche habituellement ici. Avec ses biceps d’athlète olympique, l’actrice incarne une héroïne parfaitement crédible. Le reste du casting contribue aussi au succès de Blue Moon, à commencer par Luc Picard (toujours aussi juste), Caroline Dhavernas (fendante au possible au début), Éric Bruneau (sombre et mystérieux) et Patrice Godin (présence imposante en chef de mission).

En rafale

Blue Moon ravira les adeptes de binge watching, ceux qui aiment se taper des séries complètes en quelques jours. La première saison s’écoute comme un film. Après un épisode, pas besoin de laisser décanter ses réflexions pendant une semaine avant d’attaquer la suite. On veut voir le prochain. Point final. Car Blue Moon n’est pas le genre de série qui veut faire réfléchir le téléspectateur. On parle plutôt d’un suspense bourré de scènes d’action particulièrement efficaces. Celle du deuxième épisode, durant lequel une demi-douzaine de commandos traversent un champ de maïs pour démanteler un réseau de drogue, impressionne fortement. Aussi haletante que magnifique, cette séquence rivalise avec celles des grosses séries policières américaines, parmi lesquelles Blue Moon tentera de faire sa place au cours des prochains mois. Tous les ingrédients étant au rendez-vous, on promet un bel avenir au thriller québécois.

► La première saison de Blue Moon est maintenant disponible sur Club illico, qui compte 250 000 abonnés selon les chiffres divulgués par Vidéotron.

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