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Carbonneau sur les déboires: «Ça me fait mal au coeur»

Comme plusieurs anciens joueurs, Guy Carbonneau digère mal les déboires du Canadien

Blue Jackets c. Canadiens
Photo Le Journal de Montréal, Martin Chevalier Guy Carbonneau a aidé le Canadien à remporter la coupe Stanley à deux reprises.

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L’ambiance n’était pas joyeuse mardi soir au salon des anciens du Centre Bell. Les ex-joueurs du Canadien digèrent mal la descente aux enfers de l’équipe.

«Bien sûr que nous ne sommes pas insensibles à ce qui se passe. Ça me fait mal au cœur d’assister à un tel effondrement. Nous ne sommes pas habitués à ça», a confié Guy Carbonneau, ce valeureux capitaine qui a aidé le Tricolore à remporter ses deux dernières coupes Stanley.

«Je vis à Montréal et je suis analyste à RDS. Ça devient plate de toujours critiquer les joueurs sur les ondes. Ils n’écoutent peut-être pas ce qu’on raconte à leur sujet, mais ils se le font dire par leurs proches...»

Pas de lumière au bout du tunnel

Carbonneau n’en revient pas de voir jusqu’à quel point le Canadien a pu sombrer dans la médiocrité au cours des deux derniers mois.

«Je m’attendais à une baisse de régime en l’absence de Carey Price, mais jamais jusqu’à ce point-là, a-t-il dit. Je ne me souviens pas d’avoir déjà été témoin d’une telle débandade de la part du Canadien.»

Carbonneau croit qu’il sera très difficile pour l’équipe d’obtenir une place dans les séries.

«Je n’entrevois pas de lumière au bout du tunnel et lorsqu’elle apparaîtra, il sera probablement trop tard, a-t-il commenté. Carey ne semble malheureusement pas près de revenir au jeu.

«Il va sans dire que sa perte constitue la principale cause des déboires du Canadien, mais ça n’explique pas tout», a-t-il poursuivi.

«Le club ne compte toujours pas sur un joueur de centre numéro 1 et il manque toujours un ailier droit au sein des deux premiers trios. Tôt ou tard, Marc Bergevin devra régler ce problème.»

Le citron pressé

Carbonneau est bien placé pour ­comprendre ce que vit Michel Therrien.

«Tu presses le citron jusqu’au bout et lorsqu’il ne sort plus de jus, tu fais quoi? Je plains Michel. Il doit passer des nuits blanches.»

On se souvient que «Carbo» a été congédié de son poste d’entraîneur-chef le 9 mars 2009, même si le Canadien avait remporté cinq de ses sept rencontres précédentes et qu’il présentait une fiche de 35-24-7.

Bob Gainey avait surpris bien des gens en le limogeant puisqu’il avait déclaré quelques semaines auparavant que l’embauche de Carbonneau représentait son meilleur coup.

Il est vrai que le Canadien avait connu une période creuse entre le 20 janvier et le 19 février, perdant 12 de ses 15 rencontres, mais Carbonneau était parvenu à replacer la situation avant de se faire mettre à la porte. Therrien pourra-t-il sauver son ­navire du naufrage?

Une défense poreuse

«La défensive est erratique et poreuse et c’est ce qui m’inquiète le plus présentement», a raconté Carbonneau, qui croit que Jeff Petry est resté marqué par la sévère mise en échec qu’il a encaissée le 19 décembre à Dallas.

«Si l’attaque éprouve de la difficulté à marquer plus de deux buts par match, il devient impératif de resserrer la défensive et d’essayer de remporter des victoires de 2 à 1», a-t-il continué.

«Après avoir remporté quelques matchs serrés, les gars retrouveraient leur confiance et l’attaque pourrait débloquer.»

Le cas Galchenyuk

Carbonneau aimerait voir plus souvent des buts comme celui qu’Alex Galchenyuk a marqué mardi soir.

«Il a beaucoup de talent, mais il manque de vision, a-t-il analysé. Le fait que ­Galchenyuk ait peu joué dans les rangs junior en raison d’une blessure à un genou le rattrape aujourd’hui.»

Finalement, il croit que Max Pacioretty apprendra de l’expérience qu’il vit cette saison dans son rôle de capitaine et que ça l’aidera à devenir un meilleur joueur.