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Kovalev viendrait aider le CH en courant

Kovalev viendrait aider le CH en courant
Photo courtoisie

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SAINTE-ADÈLE | Cet Alex Kovalev est invraisemblable. L’ancienne grande vedette du Canadien vit à New York depuis qu’il a été poussé à la retraite par Dale Tallon, le directeur général des Panthers de la Floride.

Mercredi matin, il a pris la route avec sa Audi A 8, TDI, a-t-il précisé, et a filé vers Montréal. Temps normal, six heures. Pour Alex, quatre heures et demie. En roulant à 140 tout le long.

Puis, il est monté à Sainte-Adèle retrouver son amie, la chirurgienne cardiaque pour enfants Suzanne Vobecky. Avec Tomas Plekanec, il a patiné et joué au hockey sur le lac Rond avant de venir rencontrer les gens au Adèle Bistro.

Il a parlé, ri, raconté des histoires et jasé un bon deux heures avec un humble chroniqueur.

ENTRAîNEMENT SPARTIATE

Kovalev a été frappé de plein fouet par sa retraite. Le 24 février 2013, l’année du lock-out, le jour de son 40e anniversaire, Kovalev était à la maison quand Dale Tallon l’a appelé: «Alex, tu peux venir t’entraîner si tu veux, mais tu ne fais plus partie de nos plans. Tu ne joueras plus avec les Panthers», lui a dit Tallon.

«J’étais estomaqué. J’avais tout fait ce que les Panthers m’avaient demandé de faire. Je pense que j’étais bon avec les jeunes joueurs, j’étais conscient de mon jeu défensif, j’étais cinquième meilleur marqueur de l’équipe quand ils m’ont appelé, je n’arrivais pas à le croire», a raconté Kovalev.

Il ne l’a toujours pas digéré: «Je vais avoir 43 ans le mois prochain. Je suis dans une forme exceptionnelle. Je m’entraîne cinq fois par semaine en exécutant une routine complète en arts martiaux. J’ai baissé mon poids à 225 livres et je me suis bâti une vraie masse musculaire. Je pourrais revenir au jeu en quelques jours d’entraînement», a-t-il confié pendant le souper.

AVEC LE CANADIEN ? POURQUOI PAS...

En fait, Kovalev, comme la plupart des très grands athlètes, n’a pas accepté qu’on le pousse vers la sortie sans lui donner la chance de savourer ses derniers moments:

«Je donnerais cher pour revenir au jeu, pour aider une équipe. Je voudrais me retirer en me préparant, en sachant ce que je fais. Je ne suis pas le genre d’homme à téléphoner aux équipes pour quêter une chance de revenir, mais si on me l’offrait, je dirais oui tout de suite», a ajouté Kovalev.

– Et si on te demandait de venir aider le Canadien?

– Je viendrais tout de suite...

La réponse a jailli immédiatement. Kovalev ne s’en cache pas, il adorerait disputer quelques matchs dans une de ses villes favorites. Et il se sent prêt: «Si Jaromir Jagr est capable, je le suis aussi», a-t-il lancé en souriant.

Mais en attendant, il fallait retourner à New York. À neuf heures et quart, Kovalev s’est levé de table et a pris son manteau.

– Où tu vas?

– Je retourne à New York. Je dois retrouver mon fils. Je coache son équipe et on s’en va jouer à Boston demain... [jeudi].

– Heu... comment tu retournes à New York?

– En voiture... je vais avoir le temps de dormir une couple d’heures en arrivant. J’ai du Red Bull pour la route...

New York-Sainte-Adèle aller et retour dans la même journée. Tout ça pour les enfants cardiaques du docteur Vobecky.

Hier, on annonçait qu’on avait amassé 15 000 $ avec la visite de Kovalev et Tomas Plekanec.

Ça veut dire que 12 enfants pourront aller au camp de la fondation l’été prochain.