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Les 5 défis de Dominique Anglade

La nouvelle ministre devra trouver des façons de dynamiser l’économie québécoise

Dominique Anglade a la confiance de Philippe Couillard afin de trouver des solutions pour stimuler l’économie de la province.
Photo Le Journal de Québec, Didier Debusschere Dominique Anglade a la confiance de Philippe Couillard afin de trouver des solutions pour stimuler l’économie de la province.

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À peine nommée ministre de l’Économie, des Sciences et de l’Innovation, aussi responsable de la Stratégie numérique, Dominique Anglade aura fort à faire pour relancer l’économie québécoise, alors que la morosité paralyse les PME et que les grands investisseurs regardent ailleurs. La nouvelle ministre devra utiliser sa forte expérience en relations publiques pour dynamiser les investissements dans un contexte où la rareté de la main-d’œuvre qualifiée et la baisse de la productivité associée au vieillissement de la population pourraient contrer ses efforts. Tour d’horizon.

Investissements privés et étrangers

Une récente étude de la Banque de développement du Canada indique que les petites et moyennes entreprises du Québec vont maintenir leurs investissements en 2016 au même plan que l’an dernier, soit à environ 12 milliards $.

Bien que les taux d’intérêt demeurent faibles, et que le taux de change pourrait stimuler les exportations, les entreprises québécoises restent prudentes et les efforts manquent de tonus, observe pour sa part le Mouvement Desjardins. Si la reprise annoncée est encourageante, elle sera essentiellement le fait de l’investissement des administrations publiques (+8 %), alors que la croissance de l’investissement du secteur privé devrait demeurer négative en 2015 (-2 %).

Innovation technologique

Des études de l'OCDE indiquent que 50 % de la croissance du PIB peut être attribuable à l'innovation. Qu’en est-il au Québec?

Les dépenses de recherche et développement (R-D) du secteur des entreprises en pourcentage du PIB ont eu tendance à diminuer au Québec: le taux est passé de 1,7 % en 2006 à 1,3 % en 2013, indique une note économique du Mouvement Desjardins publiée en janvier 2016. La ministre Anglade devra présenter des actions concrètes pour appliquer les annonces faites pour le secteur de l’innovation, lors du budget Leitao 2015-2016.

Aide aux entreprises

Le gouvernement du Québec doit mettre sur pied une véritable politique de développement économique et cesser de réaliser des interventions à la pièce qui ont peu d’effet sur le redressement de l’économie, a fait savoir le Centre sur la productivité et la prospérité de HEC Montréal, il y a quelques jours.

La ministre devra apporter de la cohérence aux différentes politiques gouvernementales visant à stimuler le développement économique.

Stratégie numérique

Québec travaille à une stratégie numérique depuis 2011. Jusqu’à ce jour, la question était développée par deux ministères, celui de la Culture et celui de l’Économie.

Le gouvernement Couillard avait annoncé en grande pompe son Plan culturel numérique, en septembre 2014, qui inclut une enveloppe de 110 millions sur sept ans.

Quant au programme PME 2.0, il a été instauré dans le budget 2012-2013 pour accompagner les entreprises dans leur transition vers le numérique. Le gouvernement Couillard a poursuivi cette initiative dans son budget 2015-2016, qui prévoit un investissement de 3 M$ sur trois ans.

S’attaquer à la morosité économique

Dominique Anglade devra tenir un discours motivateur, stimulant la prise de risques et le recours à l’innovation.

Tous les acteurs du milieu des affaires s’accordent pour attendre des actions concrètes et rapides et une vision claire. Le Conseil du patronat a fait son effort en lançant une campagne «Prospérité Québec» et les grandes centrales syndicales (CSN, CSD, FTQ, CSD) réclament depuis longtemps la tenue d’un «grand rendez-vous» sur la relance économique.

Qui est-elle ?

  • Députée du comté de Saint-Henri-Sainte-Anne
  • Âgée de 41 ans et mère de trois enfants
  • Début de sa carrière à l’âge de 22 ans chez les multinationales Procter & Gamble et Nortel
  • Détient un MBA de HEC Montréal et un baccalauréat en génie industriel de l'École polytechnique de Montréal
  • Ex-PDG de Montréal International pendant deux ans
  • De 2005 à 2012, chez McKinsey, une firme canadienne de consultants en gestion
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