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Bordeaux 2012: À ne pas manquer!

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Mon cœur est vendu à la Bourgogne pour sa finesse et sa complexité, mais on trouve difficilement de meilleurs vins dans le monde, et qui vieillissent avec autant de grâce que ceux de Bordeaux.

Près de 70 producteurs de l’Union des grands crus de Bordeaux étaient justement de passage à Montréal la semaine dernière pour nous présenter le millésime 2012. C’était l’occasion de discuter avec plusieurs propriétaires de Château et se faire une tête sur le millésime. De l’avis de plusieurs, 2012 s’inscrit comme le meilleur des trois millésimes suivant le duo de rêve qu’est 2009 et 2010. Et force m’est d’avouer qu’ils n’ont pas tort!

La qualité d’ensemble m’a laissé un très agréable sentiment. J’ai eu un faible pour les vins de Saint-Julien, dont la densité, la finesse et la profondeur donnent à penser qu’ils feront d’excellents candidats pour la cave. Même impression pour les autres appellations de la Rive gauche, notamment Margaux et Pessac-Léognan. Grand coup de cœur d’ailleurs pour les blancs de cette dernière, la plus jeune appellation d’origine du vignoble bordelais (1987), quoique le berceau historique de Bordeaux avec le célèbre Château Haut-Brion à qui l’on doit la notion de «cru».

La surprise est venue de la Rive droite avec des vins à base de merlot généralement très réussis. Il faut dire que 2012, une année tardive, a favorisé les raisins récoltés avant les pluies du mois d’octobre. Or, le merlot étant un cépage précoce et majoritairement planté dans le Libournais, les vins affichent de la concentration, de la gourmandise en plus de disposer de la structure acide et tannique nécessaire pour bien évoluer.

Le Sauternais continue de produire parmi les grands vins liquoreux de la planète. On me dit cependant que le botrytis cinerea, le champignon nécessaire à l’élaboration de ces merveilleux vins doux, a été tardif et difficile à obtenir. Ceux dégustés sur place étaient tous très bons, mais il faut avoir la dent sucrée pour en acheter et en boire. C’est pourquoi je vous conseille d’opter pour le format demi-bouteille.

2015 spectaculaire !

Bref, si vous cherchez à engranger du Bordeaux dans votre cave, ne manquez pas les 2012. D’autant que les 2011 et 2013 sont généralement de qualité inférieure, mais que vous risquez de payer les 2014 et, surtout, les 2015 beaucoup, pour ne pas dire atrocement plus cher! Tous les producteurs rencontrés samedi dernier m’ont parlé de 2015 avec un feu d’artifice de joie dans la voix et... des signes de piastre dans les yeux! Que dis-je?! Des étoiles dans les yeux. Pardon. Je vous épargne tous les superlatifs entendus, mais je vous gage ma cave à vin que ce sera un autre «millésime du siècle»! Étant donné la faiblesse du huard face à l’euro, ça risque de coûter un bras et une jambe pour mettre la main sur les bons crus. D’où l’attrait des 2012.

Ainsi, si vous êtes membre du Courrier Vinicole (si vous ne l’êtes pas, il suffit de s’inscrire sur SAQ.com), vous avez la chance de commander jusqu’à demain, dimanche, et profiter des prix primeurs. Après, c’est à vos risques et périls...

En terminant, voici quelques vins qui méritent votre attention.

Buvez moins. Buvez mieux.

vin plaisir

Pour offrir ou se faire plaisir

Albet i Noya, Xarel-Lo El Fanio 2014, Penedès

[★★★ ½ | $$ ] 

Photo courtoisie

13 % Espagne | Vin blanc | 19,50 $

CODE SAQ : 12674221

Je vous le dis d’entrée de jeu: grouillez-vous le bas du dos pour mettre la main dessus, car les bouteilles s’envolent plus vite que les croissants chauds de chez Christian Faure, dans le Vieux-Montréal. Et avec raison! Un blanc espagnol à base de vieilles vignes de Xarel-lo (prononcez cha-rel-lo) cultivées en bio et provenant d’une parcelle d’un seul tenant sise dans le Penedès. Minuscule production: 6000 bouteilles dans les bons millésimes. Un nez de bonne complexité et au charme irrésistible rappelant les fruits blancs, le melon, le genêt, l’iode et le miel. Attaque fine, matière qui gagne en ampleur, on sent une bonne richesse qui profite en finale d’une acidité plutôt relevée, mais fine, ce qui rend l’ensemble dangereusement glouglou. Un rapport qualité/prix/plaisir exceptionnel. Faites des provisions pour l’été tout en sachant qu’il sera difficile de résister au vin aussi longtemps!

Blanc

Château Olivier, Pessac-Léognan

  • 63,00 $ | ★★★ ½

Château Latour-Martillac

  • 63,00 $ | ★★★★ 

Domaine de Chevalier, Pessac-Léognan

  • 168,00 $ | ★★★

Rouge

Château Chantegrive, Graves

  • 28,00 $ | ★★★

Château Fonréaud, Listrac-Médoc

  • 28,00 $ | ★★★

Château Beaumont, Haut-Médoc

  • 28,00 $ | ★★★ ½

Château De Lamarque, Haut-Médoc

  • 38,00 $ | ★★★ ½

Château Maucaillou, Moulis-En-Médoc

  • 39,00 $ | ★★★★ 

Château de France, Pessac-Léognan

  • 45,00 $ | ★★★ ½

Château Chasse-Spleen, Moulis-En-Médoc

  • 58,00 $ | ★★★★ 

Château La Cabanne, Pomerol

  • 59,00 $ | ★★★★ 

Château La Pointe, Pomerol

  • 59,00 $| ★★★★ 

Château La Tour Carnet, Haut-Médoc

  • 59,00 $ | ★★★★ 

Château du Tertre, Margaux

  • 66,00 $ | ★★★★ 

Château Lafon-Rochet, Saint-Estèphe

  • 69,00 $ | ★★★★ 

Château Langoa-Barton,Saint-Julien

  • 89,00 $ | ★★★★ 

Château Malescot St-Exupéry, Margaux

  • 89,00 $ | ★★★★ 

Château Gruaud Larose, Saint-Julien

  • 99,00 $ | ★★★★ 

Château Léoville-Barton, Saint-Julien

  • 145,00 $ | ★★★★ ½

Correct

★★ Bon

★★★ Très bon

★★★★ Excellent

★★★★★ Exceptionnel

Plus d’étoiles que de dollars: vaut largement son prix.

Autant d’étoiles que de dollars: vaut son prix.

Moins d’étoiles que de dollars: le vin est cher.

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