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La fascinante histoire d’Olivier Föllmi

Le photographe parcourt le monde depuis 30 ans

Le photographe français Olivier Föllmi est de passage cet après-midi au Grand-Théâtre de Québec à l’occasion de la 43e saison des Grands explorateurs.
photo courtoisie Le photographe français Olivier Föllmi est de passage cet après-midi au Grand-Théâtre de Québec à l’occasion de la 43e saison des Grands explorateurs.

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L’histoire du photographe Olivier Föllmi est loin d’être banale. L’homme et aventurier, qui parcourt le monde depuis plus de 30 ans, a permis à deux enfants de l’Himalaya d’obtenir une éducation. Fleuve gelé, fleuve de vie raconte cette histoire et ses voyages dans le monde.

Le photographe français est de passage, cet après-midi, au Grand-Théâtre de Québec à l’occasion de la 43e saison des Grands explorateurs.

Guide de trekking durant les années 1980 dans l’Himalaya, Olivier Föllmi s’est lié d’amitié avec un caravanier, qui était lui aussi dans la vingtaine.

«Un jour, je lui ai proposé de venir avec moi et de traverser l’Himalaya à pied. On a marché pendant deux semaines pour se rendre dans un village où il a découvert l’électricité et l’eau courante», a-t-il raconté lors d’un entretien.

De retour dans son village, Olivier Föllmi lui a conseillé d’envoyer son fils, qui a huit ans, dans une école. «Je lui ai expliqué ce que c’était et il a bien voulu. J’ai inscrit Motup à l’école qui se trouvait à 150 km de son village», a-t-il dit.

Olivier Föllmi a amené le jeune garçon à l’école, où il a été trois ans sans voir sa famille. La vallée du Zanskar, située entre le village et l’école, était inaccessible durant les vacances d’hiver.

«Lorsque nous sommes revenus, la maman était émerveillée. Motup était le seul du village à savoir lire et écrire», a-t-il raconté.

Éduquer les enfants

Lors d’une fête, pour souligner l’événement, la maman a demandé à l’aventurier de faire la même chose avec sa fille Diskit, âgée de huit ans.

«Elle m’a confié ses enfants en me ­disant que c’était aussi les miens. Je me suis occupé d’eux, avec ma conjointe, ­durant 20 ans. On les a inscrits dans les meilleures écoles, dans la plaine indienne, où ils pouvaient revoir leurs parents une fois par année. Ça demandait beaucoup d’amour et de confiance de leur part pour les envoyer à l’école. Ses enfants étaient utiles à la maison avec les bêtes et pour le travail dans les champs. Cette séparation était aussi difficile pour les enfants, mais ils étaient conscients de cette chance qu’ils avaient de pouvoir aller à l’école», a-t-il expliqué.

Olivier Föllmi a compris, lorsque cette femme lui a confié ses enfants, qu’il avait la chance de vivre une histoire magnifique, couronnée par Life Magazine et World Press Photo. «On a beaucoup voyagé avec eux. Dimanche, ils parlent cinq langues, ils sont mariés et ils ont des enfants», a-t-il dit.


♦ Olivier Föllmi est de passage au Québec jusqu’au 6 mars. Il s’arrêtera à la salle ­Albert-Rousseau le 1er mars, à la salle Dina-Bélanger le 5 mars et au Cégep ­Lévis-Lauzon le 6 mars.

 

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