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Pas de mauvaises intentions

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La disparition d’Isabelle Lévesque est assurément tragique. Il est normal que la famille soit décontenancée et que le public réagisse aux décisions des corps policiers, mais il est important de ne pas sauter trop rapidement aux conclusions.

La notion d’urgence prend une forme différente quand on fait face à une situation de dépression. Les 24 premières heures de la disparition sont celles où un service de police est le plus efficace dans un contexte de recher­che.

Stratégie

Il faut comprendre que la police peut, pour des raisons stratégiques, ne pas mettre en place un déploiement d’envergure. Par exemple, si un enfant ne revient pas de l’école, il y a nécessairement une raison qui explique la disparition, forçant les policiers à tout mettre en œuvre rapidement.

Cette dame a toutefois 32 ans et sa disparition découle d’un contexte précis qui a probablement laissé croire aux policiers qu’ils étaient limités dans leurs actions de recherche.

Effectifs

Le service de police se trouve peut-être démuni quant aux ressources disponibles. Quand un gestionnaire fait une analyse stratégique des effectifs qu’il a sous la main, il doit utiliser ces ressour­ces pour effectuer l’ensemble du travail à faire sur son territoire.

Dans ce cas-ci, la police s’expliquera, mais il ne faut surtout pas croire qu’elle ne veut pas chercher Isabelle Lévesque.

Propos recueillis par Pierre-Paul Biron