/weekend
Navigation

Recréer Pompéi à Montréal

Coup d'oeil sur cet article

Une balade dans une rue de Pompéi, une escale dans ses jardins et même la visite d’une villa italienne d’autrefois: l’exposition Pompeii du Musée des beaux-arts de Montréal propose une expérience immersive dans le quotidien du peuple de l’Empire romain, appuyée par des effets spéciaux sonores et visuels.

Italie, l’an 79 après Jésus-Christ. Une journée tout ce qu’il y a de plus ordinaire se termine dans la tragédie: l’éruption du Vésuve ensevelit la ville de Pompéi sous plusieurs mètres de débris et de sédiments volcaniques. En quelques heures seulement, la cité tout entière est anéantie, plusieurs de ses habitants périssant dans une violence extraordinaire.

Avec sa nouvelle exposition, le Musée des beaux-arts de Montréal recrée les derniers instants de ce peuple insouciant, qui croyait à l’époque que le Vésuve était une simple montagne, et non un volcan.

Plus de 200 artéfacts

Ainsi, les amateurs d’art pourront déambuler dans une réplique d’une rue de Pompéi, de jardins, et même vivre, en toute sécurité, bien sûr, une simulation d’éruption volcanique. Les familles seront également bien accueillies, une salle proposant des jeux interactifs qui aideront les plus jeunes à s’initier à l’Histoire.

En tout, ce sont quelque 220 artéfacts archéologiques­­ (bustes, statues et autres moulages de victimes) qui permettront aux visiteurs de s’immerger dans le Pompéi de l’époque, au fil de 10 salles thématiques explorant la vie privée et publique de ce peuple, en plus de se pencher sur l’aspect scientifique et humain de l’éruption volcanique historique.

Démystifier l’histoire

Laura Vigo, archéologue et conservatrice au Musée des beaux-arts de Montréal, espère­­ pouvoir y offrir une «perspective vivante­­», certes, mais également démystifier le sort tragique du peuple de Pompéi.

«Les gens pensent que tous les habitants ont péri durant l’éruption volcanique. Mais la majorité a réussi à fuir à temps», soutient-elle.

Selon elle, quelque 1500 victimes auraient été identifiées au fil de différentes fouilles archéologiques, soit 10 % de la population­­ totale estimée à 15 000 âmes.

Ce sont également ces fouilles qui auront permis de rescaper tous les artéfacts réunis­­ à l’intérieur du Musée des beaux-arts, conservés de manière impressionnante grâce aux débris volcaniques sous lesquels ils ont été ensevelis.

Une des pièces maîtresses de cette exposition a d’ailleurs été dévoilée aux médias plus tôt cette semaine: une statue de bronze grandeur nature, représentant une danseuse aux yeux perçants faits d’ivoire et de pierre. On pourra la retrouver dans une réplique des jardins de Pompéi.


♦ L’exposition Pompeii, au Musée des beaux-arts de Montréal, du 6 février au 5 septembre.