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Les recherches se poursuivent pour retrouver Isabelle Lévesque

La police de Saguenay assure avoir tout fait pour retrouver Isabelle Lévesque

 Les plongeurs de la Sûreté du Québec débuteront les recherches dans la rivière Saguenay à 8h30, mardi matin. Isabelle Lévesque est disparue depuis jeudi midi.
Photos courtoisie et collaboration spéciale, Roger Gagnon Les plongeurs de la Sûreté du Québec débuteront les recherches dans la rivière Saguenay à 8h30, mardi matin. Isabelle Lévesque est disparue depuis jeudi midi.

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Isabelle Lévesque est toujours introuvable. Les plongeurs de la Sûreté du Québec scruteront la rivière Saguenay, mardi matin, afin de voir si les traces qui ont été retrouvées sur les berges peuvent mener à une découverte. De leurs côtés, après avoir reçu un flot de critiques, la police de Saguenay et l’hôpital de Chicoutimi soutiennent qu’ils ont bien fait leur travail.

Les policiers n’ont qu’une seule piste pouvant mener à retrouver Isabelle Lévesque, qui n’a pas été revue depuis qu’elle a quitté l’hôpital de Chicoutimi, jeudi à 12h30.

Il s’agit des traces de pas se dirigeant vers le Saguenay qui ont été découvertes par des bénévoles, dimanche matin. Depuis, l’absence de traces de retour laisse craindre le pire.

Les policiers de Saguenay ont donc fait appel aux plongeurs de la Sûreté du Québec, ce matin, afin de vérifier les berges et s’assurer qu’Isabelle Lévesque ne s’y retrouve pas.

Les plongeurs n’ont pas été en mesure de débuter les recherches puisque les conditions météorologiques ne leur permettaient pas. Ils ont donc prévu commencer leur travail demain, dès 8h30.

La police se défend

La Sécurité publique de Saguenay (SPS) a reçu son lot de critiques en raison de son absence sur le terrain en fin de semaine, tandis que la famille d’Isabelle Lévesque remuait ciel et terre pour retrouver la disparue.

Mais malgré les apparences, les policiers assurent avoir tout fait ce qui était en leur pouvoir pour trouver une piste. C’est le manque d’éléments nouveaux, qui explique qu’aucun déploiement extraordinaire n’ait été mis en place.

Sans piste fraiche, c’est comme chercher une aiguille dans une botte de foin a illustré le capitaine Steeve Gilbert en point de presse.

Le protocole de recherche de la SPS, qui prévoit une recherche quadrillée à partir du «dernier point vu connu», a été appliqué dès vendredi. Ainsi, tous les bancs de neiges, poubelles, conteneurs et certains toits d’immeubles du secteur, compris entre le centre hospitalier et la marina, avaient déjà été ratissés.

«Ce n’est pas qu’on manquait de personnel en fin de semaine, c’est que le travail qu’on avait à faire était fait. Sur environ 200 cas de disparition qu’on traite chaque année, c’est rare qu’on entreprenne des battues et des recherches sur le terrain», a aussi mentionné le capitaine Gilbert.

L'hôpital s'explique

L’hôpital de Chicoutimi a également été éclaboussé par cette histoire puisque la dame, qui soignait une dépression, avait la permission de sortir de l’aile psychiatrique pour fumer une cigarette.

«Il y a un contrôle d’accès, mais les gens sont libres. Ils sont au D7, en cure libre, parce qu’ils ne sont pas dangereux pour eux-mêmes ou pour autrui», explique Jean-François Saint-Gelais, responsable des relations médias pour le CIUSSS.

L’hôpital de Chicoutimi a toutefois ouvert une enquête interne pour s’assurer que tout a été fait correctement.

Encadrement

Laurianne Gobeil-Larouche a été hospitalisée pendant quelques semaines au D7, où les sorties peuvent être autorisées sous ordonnance médicale.

Cette patiente, qui a côtoyé Isabelle Lévesque à l’hôpital, se questionne sur l'encadrement des patients au D7.

«Lorsque le psychiatre juge que le patient est en mesure de sortir à l’extérieur, il permet les sorties. Il pourrait y avoir un agent d’intervention qui descend avec les patients pour les surveillés», souligne la jeune femme.

L'ex-patiente garde un goût amer de son passage dans cette unité.

Elle a d'ailleurs porté plainte contre l’hôpital de Chicoutimi pour le manque de soutien durant son séjour.

- Avec la collaboration de Pierre-Alexandre Maltais