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Karim Ouellet symphonique

L’artiste livre ses succès et quelques nouveautés

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C’est devant une salle pleine à craquer et très enthousiaste que l’auteur-compositeur-interprète Karim Ouellet a chanté son répertoire avec l’Orchestre symphonique de Laval hier soir, à la Salle André-Mathieu. Un heureux mariage des genres.

Le chanteur a dit oui à l’invitation de l’Orchestre Symphonique de Laval et de celui de Québec (9 février). Comment pouvait-il refuser cette petite gâterie qui durera deux soirs seulement?

«Le temps me manque un peu, j’ai un spectacle à roder avec mon groupe, donc, impossible pour le moment d’en faire beaucoup plus, mais j’aime ça, je ne pourrais être plus heureux», a mentionné l’artiste, qui profite pour la première fois d’un orchestre symphonique pour lui seul.

Le public a eu droit à une prestation acoustique de Safia Nolin avant que le chanteur ne monte sur scène. Après quatre chansons de cette nouvelle venue, la cinquantaine de musiciens ont pris place et ont ajusté leur instrument. Le chef d’orchestre Alain Trudel a donné les premiers coups de baguette, et ensemble, ils ont laissé entrer la vedette de la soirée.

Il a commencé ce concert, guitare acoustique à la main, avec la douce pièce Marie-Jo. Une chanson déjà excellente à la base, qui ne fait que prendre du panache avec l’orchestre. Ce début s’est valu de forts applaudissements. Ce fut une des meilleures pièces de la soirée.

«Je m’appelle Karim, et je suis content d’être là», a-t-il dit avant d’entamer Fox, chanson titre de son dernier album qui lui a valu une foule de nominations à l’ADISQ. Cyclone a suivi aussitôt.

Avec Nicolas Gilbert, ils ont réinventé les arrangements de son répertoire. Ils ont travaillé main dans la main pendant des mois afin de peaufiner chaque détail, pour que ces deux soirs soient un succès.

Nouvel album

Karim Ouellet sortira un nouvel album intitulé 30 vers la fin du mois de mars. Les spectateurs ont eu la chance d’entendre quelques nouvelles pièces en primeur, mais malheureusement sans orchestre. Il a joué La mer à boire, écrite dans un moment de grande tristesse. «Ça m’inspire beaucoup ces moments-là», a-t-il avoué à la foule.

Il a continué avec Dans la nuit qui tombe et la comptine Il était une fois. Des chansons qui ne déstabiliseront pas les admirateurs du chanteur. Il est fidèle à son style, et au son qui l’a fait connaître.

Si le public a entendu le répertoire de Karim Ouellet, il aurait sûrement pris plus de symphonique. Trop souvent les musiciens de l’Orchestre se sont retrouvés à ne rien faire à l’arrière.

Le mariage des genres est ce pour quoi les gens se sont déplacés après tout.