/opinion/columnists
Navigation

Fermons le métro!

Fermons le métro!
Photo d'archives

Coup d'oeil sur cet article

Vendredi soir. J’arpen­te le périmètre de la station de métro Cartier à Laval, guettant ces proxénètes qui, m’a-t-on assurée, viennent y cueillir les adolescentes du centre jeunesse de Laval pour leur offrir une vie de c... mais une garde-robe digne de Kim Kardashian.

À part un type maigre, de race blanche, hoodie sur la tête (normal, il fait -12 ºC), qui semble attendre un ami, je ne croise personne d’autre que des policiers, «cachés» dans cinq auto-patrouilles, trois devant, deux derrière. Si leur but est de dissuader les proxénètes, c’est réussi. Je retourne chez moi, en banlieue de Laval. «Ils» ne viendront pas ce soir.

Solution radicale

Pour se débarrasser de la prostitution juvénile, pourquoi ne pas fermer le métro? Tout au moins, la station Cartier. Mais pourquoi Saint-Laurent ou Villa Maria seraient-elles plus sécuritaires? Sortez les cadenas!

Je n’ai pas pensé à ça toute seule. C’est l’entrevue donnée à La Presse par la présidente-directrice générale adjointe du Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de Laval, responsable du centre jeunesse, Mme Danièle Dulude, qui m’a mis la puce à l’oreille: «... il y a toujours eu des réseaux de prostitution à Laval. C’est encore plus vrai depuis l’arrivée du métro...» Bingo!

De toute façon, c’est sans importance: le vrai coupable, tout le monde le sait, c’est internet, les réseaux sociaux. Peut-on m’expliquer pourquoi et comment les jeunes ont accès à ces réseaux?

« ... il y a toujours eu des réseaux de prostitution à Laval. C’est encore plus vrai depuis l’arrivée du métro... »

Mme Dulude explique aussi le nombre élevé de fugues par des changements à la loi en 2011 qui imposent désormais aux centres d’avertir la poli­ce de tout retard. Ce serait donc la faute du législateur?

Pas toujours. Mme Dulude défend d’autres changements à la loi apportés il y a neuf ans et qui accordent plus de liberté aux pensionnaires. «Les études démontrent que ce n’est pas en enfermant un jeune qu’on l’aide.»

Les bonnes vieilles études! Aussi déculpabilisantes qu’un Coke diète avec une all-dressed extra large. Des études qu’on ne voit jamais, préparées par la même famille de cerveaux progressifs qui ont gangrené l’éducation au Québec. Qui vomissent la notion populiste du «gros bon sens». Eux savent, nous ne sommes que des crétins arriérés. Verrouiller les portes pour empêcher des jeunes de fuguer? Vous n’y pensez pas!

Le rôle de la DPJ

Je ne vise pas les intervenants des centres jeunesse – je suis persuadée qu’ils font tout ce qu’ils peuvent avec les moyens qu’ils ont –, mais il serait temps de questionner les vrais responsables, les bonzes de la DPJ, cet État dans l’État québécois, aussi secret que le KGB sous Staline, aussi politically correct que la CBC.

La DPJ qui a laissé fuir la secte juive Lev Tahor, au sujet duquel le patron des Laurentides m’avait dit: «Nous ne sommes pas là pour juger la religion des autres.» La DPJ qui force des enfants victimes d’inceste à voir leur père parce que c’est bon pour eux. Qui place des enfants dans des foyers où ils sont maltraités à répétition. Qui n’a pas voulu entendre la détresse des filles Shafia. Qui se réfugie derrière la confidentialité des dossiers pour ne jamais répondre aux questions.

Mais qui, en fin de compte, n’est jamais responsable de rien.