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LNH: en français, svp!

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Voici une cause qui devrait rallier Pierre-Karl Péladeau, Geoff Molson et Justin Trudeau. Un projet qui pourrait fédérer les farouches rivaux que sont TVA, RDS et the CBC. Un plan qui nous distrairait des déboires du CH et, en prime, ferait faire une crise d’apoplexie à Don Cherry.

Le temps est venu de réclamer des arbitres de la LNH qu’ils décrivent les punitions qu’ils infligent aux joueurs en français comme en anglais. Et ce, dans tous les matchs disputés par le Canadien et les Sénateurs, à la maison et sur la route, et dans tous les autres matchs diffusés par la CBC, le réseau national du Canada.

C’est une idée dont l’heure est venue. Avant, les arbitres se contentaient d’un sémaphore pour se faire comprendre. Mais aujourd’hui ils portent des micros et les amateurs n’ont plus droit qu’à des two minutes for tripping. Ça ne va pas.

Pas une question politique

Ce n’est même plus une question politique. La langue n’est plus le baril de poudre d’antan. Ainsi, au match de la coupe Grey, dans l’Ouest, l’annonceur maison décrit les jeux dans les deux langues: pas le moindre petit boo.

C’est une question de marketing. Les spectateurs francophones paient leurs billets le même prix que les autres et endurent un même nombre de minutes de publicité à la télé. Ils boivent de la bière. Mais on les ignore?

Vocabulaire limité

Il n’y a pas de raison. Il y a une quinzaine d’infractions de base au hockey et, quoi? une douzaine de punitions par match? N’importe quel arbitre capable de gérer un sifflet pourrait apprendre ces quelques mots «étrangers» en l’espace d’un été.

Il leur suffirait de quelques parties pour se rendre compte que leur virilité n’est pas remise en cause s’ils profèrent «rudesse» ou «darder.»

Évidemment, la LNH n’est pas à l’avant-garde du progrès socioculturel. Elle ne va pas prendre l’initiative d’offrir l’arbitrage bilingue aux amateurs d’ici. À nous de le réclamer.

La Ligue ne pourra résister longtemps avant de manquer d’arguments.

Après tout, nous sommes en 2016...