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Les clients en prison

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Archives Le Journal de Québec, Simon Clark Le ministre de la Sécurité publique, Martin Coiteux.

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Il n’y a qu’une seule façon d’éviter que des adolescentes ne se retrouvent entre les mains de proxénètes. Il faut arrêter les clients de ces réseaux de prostitution juvénile et les envoyer en prison.

Pas de travaux communautaires, pas de brassage de sauce à spaghetti, pas de peine à domicile, il faut les mettre en tôle. Et pour ça, il faut d’abord les arrêter.

Le nouveau ministre de la Sécurité publique, Martin Coiteux, devrait affirmer clairement que le Québec ne tolère pas la prostitution juvénile. Les récentes disparitions d’adolescentes nous ont prouvé que ce triste phénomène est encore trop présent.

Réseaux sociaux

J’ai couvert quotidiennement pendant trois ans l’affaire Scorpion au début des années 2000. J’ai alors rencontré des victimes du réseau et leurs familles. Une des jeunes filles qui était sous l’emprise de son pimp et de ses clients dormait directement sur le plancher de l’appartement de ses parents avant d’être recrutée.

À cette époque, il n’y avait pas de réseaux sociaux. Je n’ose même pas imaginer avec quelle facilité les gangs de rues peuvent aujourd’hui profiter de la vulnérabilité de ces jeunes filles qui vivent dans la misère pour réussir à les vendre à des «vieux cochons» sans le moindre scrupule!

Volonté politique

Pour faire condamner des clients, les policiers doivent en avoir les moyens. Ça prend des agents doubles, de la filature, de la preuve vidéo. C’est lourd, c’est coûteux.

Malgré l’indépendance parfois théorique de la police, il faut une volonté politique pour faire arrêter des clients. Ou du moins, une volonté politique de ne pas nuire aux enquêtes.

Parce que oui, les clients sont souvent des gens puissants. Et il n’y pas que dans les séries télévisées comme House of Cards que les puissants de ce monde peuvent parfois essayer de faire passer leurs intérêts personnels avant la justice et la sécurité de nos enfants.