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Réponse à Lise Payette

Lise Payette
Photo d'archives Lise Payette

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Madame Payette, lors de votre passage à Tout le monde en parle avant-hier, vous avez dit que les hommes aiment penser qu’ils ont changé, mais que le changement n’est pas évident...

Si vous saviez comme les hommes en ont ras le bol du féminisme revanchard et frustré que vous représentez!

Changez d'amis!

Vous trouvez que les hommes n’ont pas changé, Mme Payette?

Eh bien, faites du ménage dans votre cercle d’amis.

Ce n’est pas parce que les hommes que vous avez fréquentés quand vous faisiez de la politique étaient tous des mononcles machos avec des brandy noses et des mains baladeu­ses que tous les gars sont comme ça.

Remettez votre monde à l’heure, Mme Payette, le monde a changé depuis les années 1970.

Marcel Aubut n’est pas «les hommes», c’est un homme. Marc Lépine n’est pas «les hommes», c’est un homme. Guy Turcotte n’est pas «les hommes», c’est un homme.

Mon père était un homme gentil, ouvert et aimant. Mon fils sera un homme gentil, ouvert et aimant.

Et tous les gars que je connais et que je fréquente sont des hommes gentils, ouverts et aimants.

Ras-le-bol de ce discours féministe revanchard !

Diriez-vous que les deux premiers témoins du procès de Jian Ghomeshi, qui envoyaient des petits mots d’amour à l’homme qui les avait supposément agressées, représentent «toutes» les femmes?

Ou que Sonia Blanchette, qui a noyé ses trois enfants, représente «toutes» les femmes?

Ah oui, c’est vrai, Mme Blanchette était dépressive, il faut la comprendre et ne pas la juger...

Quand un homme tue ses enfants, c’est un monstre. Quand une femme tue ses enfants, c’est une victime.

J’avais oublié ma petite leçon de fémi­nisme 101, Mme Payette, pardonnez-moi, je ne recommencerai plus, juré craché.

Tous misogynes!

Avant, quand j’entendais des féministes comme vous cracher leur venin sur les hommes, je faisais comme la plupart des gars, je haussais les épaules et je passais à autre chose.

Plus maintenant.

Ras le pompon de voir des hommes traités comme des épais finis dans les pubs.

Ras le pompon de voir des étudiants décrocher dans l’indifférence générale.

Ras le pompon de voir des garçons qui aiment se bousculer à la récréation ou jouer au Roi de la montagne se faire envoyer chez le psy

pour soigner leur excès d’agressivité.

À vous entendre, Mme Payette, il y a deux sortes d’hommes: les «bons», qui agissent comme des femmes, et les «méchants».

Moi, je suis fier du chemin que les hommes ont parcouru au Québec. Nous sommes maintenant l’une des sociétés les plus égalitaires au monde.

Malheureusement, à vous entendre, on a l’impression qu’il n’y a aucune différence entre l’Arabie saoudite, l’Iran et le Québec.

Tous racistes!

C’est comme les porte-parole patentés et autoproclamés de l’antiracisme.

Nous vivons dans une des sociétés les plus ouvertes et les moins racistes au monde, mais à entendre ces hurluberlus alarmistes qui ont tout intérêt à nourrir le feu qu’ils prétendent vouloir éteindre (que seraient un pompier sans incendie, un policier sans voleur, un antiraciste sans raciste?), les Québécois sont des xénophobes virulents qui passent leur temps à se déguiser en Noirs.

Ras-le-bol de ce discours!