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Pas de vente de cannabis à la Société des alcools, tranche Leitao

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Photo d'archives

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Camouflet pour Justin Trudeau, le gouvernement du Québec n’a pas l’intention de vendre du pot, que ce soit à la Société des alcools (SAQ) ou ailleurs.

Le premier ministre canadien souhaite que les provinces jouent un rôle dans le contrôle et la distribution de la marijuana, qu’il s’est engagé à légaliser.

Selon lui, si la vente était confiée à des sociétés d’État comme la SAQ, les jeunes auraient moins accès au cannabis et le crime organisé ne pourrait en profiter, a-t-il fait valoir dans une entrevue à La Presse.

La réponse du Québec ne s’est pas fait attendre. Le ministre québécois des Finances, Carlos Leitao, a rétorqué que son gouvernement n’a pas l’intention de jouer le rôle du distributeur de marijuana. Il renvoie la balle dans la cour du fédéral.

«Moi je n’ai aucun plan, aucune idée, aucune intention de commercialiser ça, a-t-il dit jeudi à l’Assemblée nationale. Ça sera au fédéral à vérifier comment commercialiser. C’est un terrain qui ne m’intéresse pas».

« Qu’il s’arrange! »

La vente de drogue n’est pas l’affaire du gouvernement, aux yeux de M. Leitao. «Même si ça devient donc légal, ce n’est pas à l’État québécois de commercialiser du pot», insiste-t-il.

Il estime que c’est au fédéral de se débrouiller pour trouver un système de distribution et de vente de cannabis. «Qu’il s’arrange!», a lancé le ministre des Finances.

En fin de journée, Carlos Leitao a nuancé ses propos sur sa page Facebook.

«C'est un dossier complexe et un processus qui pourrait prendre un certain temps. Nous verrons, une fois ces étapes franchies, comment le Québec choisira d'encadrer le commerce et la distribution», a-t-il précisé. Il a ajouté qu'il y aura des échanges avec le fédéral à ce sujet éventuellement.

Trudeau garde le cap

La sortie de M. Leitao n’a pas semblé ébranler Justin Trudeau. Le premier ministre du Canada a répété jeudi qu’il s’attend à de la collaboration de la part des provinces et des municipalités.

M. Trudeau soutient que le gouvernement fédéral ne peut pas tout assumer. «J’ai hâte d’entamer ces discussions-là en temps et lieu avec mes homologues provinciaux», a-t-il dit, à Ottawa.