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Du vélo à -33°C

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Malgré plusieurs désistements, environ 300 cyclistes ont bravé le froid et le vent à la troisième édition de Vélo sous zéro dimanche matin.

Un peu avant le départ du trajet de 17 km organisé par Vélo Québec, les cyclistes se regroupaient autour des braséros pour se chauffer les pieds ou pour dégeler la mécanique de leur vélo. Malgré le froid glacial de -33°C ressenti, l’ambiance était bon enfant.

«C’est les gens les plus motivés qui sont là!», de s’exclamer Jean-François Vézina, qui a participé à toutes les éditions de Vélo sous zéro.

Son amie Julie Gagné croit que la température rend l’expérience encore plus plaisante. «Ça a joute un peu de difficulté, ça rend le sport un peu plus extrême.»

500 désistements

Des 800 personnes inscrites, environ 500 ont décidé de rester à la maison.

«C’est sur qu’il y en a moins que prévu à cause du froid, mais ceux qui sont là, c’est encore plus glorieux», croit le porte-parole de l’évènement, Emmanuel Bilodeau.

L’an dernier, 400 des 800 personnes inscrites n’ont pas participé à Vélo sous zéro.

Surtout un défi mécanique

Les participants à Vélo sous zéro rencontrés par le 24 Heures s’entendaient tous sur une chose : le défi résidait dans la mécanique des vélos.

En bas de -20°C, les différentes composantes mécaniques gèlent plus facilement et il y a plus de risques de bris.

«Oui, il faut garder les pieds et les mains au chaud. Mais comme on fait souvent du vélo, on sait comment s’habiller», indique Julie Gagné.

«Si on a froid, on a juste à pédaler plus fort. Comme ça, on retrouve notre chaleur», ajoute Jean-François Vézina.

Pas juste des courageux

Emmanuel Bilodeau estime que le vélo d’hiver se démocratise beaucoup.

«Ce matin, j’ai vu des gens de 65 ans, j’ai vu des gens de 20 ans et de 40 ans. C’est vraiment des gens de tous les âges», croit-il.

Plusieurs enfants participaient d’ailleurs à l’évènement.

Il invite les sceptiques à essayer le cyclisme quatre saisons afin de briser le mythe du «cycliste "crinqués"».

«Moi je suis un peureux, j’ai peur du froid et j’ai peur des voitures, et en vélo, je me sens vraiment bien.»