/entertainment/tv
Navigation

Louis Morissette se défend face à la controverse entourant le «blackface»

Louis Morissette se défend face à la controverse entourant le «blackface»
Photo Tout le monde en parle

Coup d'oeil sur cet article

Louis Morissette a relancé le débat sur l'utilisation du fameux «blackface» et sur le manque de diversité à la télévision québécoise avec sa chronique «La victoire des moustiques».

Il était sur le plateau de Tout le monde en parle dimanche soir pour revenir sur la tempête médiatique des derniers jours. De son côté, la militante, activiste et coordonnatrice du Mois de l’histoire des Noirs, Carla Beauvais, était également invitée pour débattre avec le producteur et expliquer pourquoi l’article en question n'a pas été bien reçu par plusieurs. 

Voici quelques citations à retenir de cet échange:

Louis Morissette: «L’étau se resserre d’année en année, et je ne parle pas juste de blackface. Pour chaque sketch, il y a quelqu’un qui n’est pas content, il y a une cause.»

Louis Morissette: «J’ai trouvé ça tough les 10 derniers jours, on m’a dit: "Tu ne veux pas engager de noir, c’est quoi ton problème, tu es raciste?"»

Carla Beauvais: «Là où la controverse est arrivée, c’est quand Louis Morissette a écrit qu’il avait été "contraint" à engager un noir. Qu’il avait été brimé dans son art.»

Louis Morissette: «Je comprends que ça ne passe plus le blackface. On ne l’a pas fait. Je soulevais juste une question.»

Carla Beauvais: «Je trouverais juste ça le fun que si on joue un noir, ça soit joué par un comédien noir. C’est tout.»

Louis Morissette: «À l’origine [aux États-Unis] les gens se maquillaient en noir et jouait le noir "en cave", en se moquant de lui et en riant du son statut social. Ici, c’est pas ça du tout. Dans le cas du sketch de François Bugingo au Bye bye, ça n’avait aucun espèce de rapport qu’il soit noir. On parodiait autre chose.»

Carla Beauvais: «Oui, ça peut paraître banal quand c’est hors contexte. Mais il faut remettre le tout dans le contexte social. Dans une société où la couleur de la peau peut encore déterminer si une personne souffrira de discrimination ou non, c’est important.»

Louis Morissette: «Durant le Bye bye, un comédien peut parodier une femme sans être une femme. Alors ça serait aussi sexiste que le blackface est raciste?»

Louis Morissette: «Est-ce que la télé québécoise représente le Québec de 2016? La réponse est "non". Encore moins celle de Montréal. Il manque de couleur. Mais ça peut être difficile de trouver des comédiens noirs.»

Carla Beauvais : «On entend qu’il manque de diversité, que c’est dur de trouver des comédiens noirs. Mais quand vous faites un film sur les gangs de rue, là il y en a une trôlée

Louis Morissette: «Je veux passer un message aux minorités visibles au Québec. Oui, il y a une place pour vous à la télévision. Mais ça commence par s’inscrire aux auditions et dans les écoles de jeu.»

Carla Beauvais: «Ça fait 20 ans qu’on entend ça. Que la place est là. On se faisait dire ça dans les tables rondes durant les années 80. Mais rien ne change. On attend encore plus de représentativité.»

Louis Morissette: «Je parle en tant que producteur là, est-ce que pour 4 sketchs, je vais devoir engager 18 comédiens? Des Vietnamiens pour jouer les Vietnamiens, des Indiens pour jouer les Indiens...»

Carla Beauvais: «Je pense qu’on devrait respecter le fait que la communauté noire dise qu’elle n’est pas pour ça. C’est assez simple.»