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L’histoire de François Berthiaume et de Sylvie Gravel

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Photo courtoisie François Berthiaume a trouvé la femme de sa vie en Sylvie Gravel, une femme forte qui s’affirme et prend sa place.

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En rencontrant son amoureuse Sylvie Gravel, François Berthiaume a trouvé une partenaire de jeu, une partenaire d’affaires et une partenaire de vie. Complémentaires, fusionnels, âmes sœurs? Peu importe. À 52 ans, les deux membres du couple ont bien l’intention de vivre un bon bout de chemin ensemble.


Comment vous êtes-vous rencontrés ?

On s’est rencontrés par l’intermédiaire d’amis communs, en novembre 2014. On s’est plu. Après la deuxième rencontre, je lui disais que je la marierais probablement un jour. Elle a trouvé ça bien drôle.

Qu’est-ce que cette relation a de différent, par rapport aux précédentes ?

C’est compliqué à expliquer. Il n’y a pas de secret. Dans la vie, beaucoup de gens font un travail qu’ils n’aiment pas, mais restent par habitude ou par peur du changement. C’est la même chose en amour: il y a des gens qui restent dans des relations qui ne les satisfont pas, sans trop savoir pourquoi. Par peur d’être seuls, peut-être... Dans notre cas, Sylvie et moi sommes similaires sur ce point: je n’ai pas besoin d’elle pour être heureux et elle n’a pas besoin de moi pour être heureuse, mais on a décidé d’être heureux ensemble.

Êtes-vous du type fusionnel ou opposé ?

On n’est pas fusionnels. On est indépendants, mais quand on est ensemble, on s’entend à merveille. On marche souvent ensemble et on n’a pas besoin de se parler pour être bien. Le silence n’est pas négatif entre nous. L’idée, c’est d’arrêter de se questionner et de profiter. Si c’est pour se passer, ça devrait être simple. Quand ça devient compliqué, il n’y a plus de raison d’être. Il faut qu’il y ait un flot naturel dans une relation et c’est ce qui se passe entre Sylvie et moi.

Pensez-vous que le fait d’avoir commis des erreurs dans vos relations passées vous aide à être heureux dans cette relation-ci ?

C’est certain. À la base, j’ai fait mon propre cheminement personnel et je me suis retrou­vé devant un choix: continuer tout croche ou évoluer. J’ai choisi d’évoluer et j’ai ­appris de mes erreurs.

Qu’est-ce que vous recherchez chez votre partenaire ?

L’admiration. Quand on ­admire l’autre dans toutes les sphères de sa personne, pour ce qu’elle est, pour son ­authenticité, ça veut dire beaucoup. Il faut comprendre l’autre aussi et ne pas essayer de la changer. Si tu veux ­changer l’autre, c’est que tu n’as pas trouvé la bonne ­personne, et si l’autre change dans le but de te plaire, ce n’est pas mieux.

 

Comment évolue votre relation depuis les 15 derniers mois ?

On habite ensemble et on a même démarré une entreprise ensemble, en novembre dernier, le café Dudley & Dudley. Moi, c’est mon projet à temps plein. Sylvie, elle, a gardé son emploi et vient me donner un coup de main le week-end. En quelques mois, on est devenus des amoureux et des partenaires d’affaires. Il y a une simplicité entre nous deux qui fait qu’on ne se tape pas sur les nerfs. On sait où est notre place. On a chacun nos forces et on mise là-dessus en amour comme en affaires. À deux, on crée donc une force encore plus grande.

Comment envisagez-vous le futur de votre couple ?

Pour nous, ce qui est important, c’est de continuer à évoluer en amour et en affaires. Il faut avoir du fun, aussi. Tant qu’on peut s’amuser ensemble, tout va bien. Des fois, elle vient au café tôt le matin, on se met des chansons quétaines des années 1960 et on fait notre petite danse du matin. Moi, je veux rire avec elle le plus longtemps possible, je veux l’apprécier le plus longtemps possible, continuer à la toucher, la regarder et la ­trouver belle. On veut se voir de la même façon, on veut ­sentir qu’on est sur la même longueur d’onde.

Quels sont les ingrédients nécessaires pour former un couple fort ?

Le respect. Il faut respecter l’autre dans son entité, l’accepter telle qu’il ou elle est. La communication constructive... C’est important de rire, de faire des activités ensemble, des sorties. Il n’y a pas de ­secret, en fait. C’est difficile à expliquer, ce que je vis avec Sylvie, parce que c’est facile et quand c’est facile, on a de la misère à décrire pourquoi. Sylvie, c’est la femme de ma vie. C’est une femme qui ­s’affirme, qui prend sa place. Moi, je suis un grand émotif et elle, une femme alpha. C’est un peu comme si les rôles étaient inversés entre nous.