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De taudis à résidence chic

Deux investisseurs de la Rive-Sud ont payé 300 000 $ pour remettre à neuf une maison abandonnée

En trois mois de travaux, les murs les toits et les escaliers ont été remis en état, les tuyaux de la plomberie réparés, les buissons taillés et les plafonds ont été nettoyés.
Photo courtoisie En trois mois de travaux, les murs les toits et les escaliers ont été remis en état, les tuyaux de la plomberie réparés, les buissons taillés et les plafonds ont été nettoyés.

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Une maison abandonnée depuis 12 ans à Longueuil vient d’être métamorphosée en une demeure chic, débarrassée des squatteurs et des ratons laveurs. Deux hommes d’affaires ont payé 300 000 $ pour retaper la «maison fantôme».

«C’est l’histoire la plus rocambolesque que j’ai connue», a souri hier Olivier Lepage, 34 ans, l’un des deux investisseurs.

Avec sa cour impeccable, son plancher en bois d’érable et ses pièces lumineuses, il est désormais difficile de reconnaître la demeure du 842 , rue des Roselins, surnommée «la maison fantôme».

Avant de se lancer dans le projet en septembre, Olivier Lepage ne connaissait pas l’histoire de cette bâtisse, dont le piètre état faisait enrager les voisins et la Ville au point de faire les manchettes en 2013 et 2014.

En trois mois de travaux, les murs les toits et les escaliers ont été remis en état, les tuyaux de la plomberie réparés, les buissons taillés et les plafonds ont été nettoyés.
Photo courtoisie

Divorce

Cadavres de ratons laveurs sous le toit, fenêtres placardées, piscine remplie de sable, infiltrations d’eau, éclats de bouteilles laissés par des squatteurs, gazon non coupé... La maison était devenue un vrai taudis en une douzaine d’années, abandonnée par la propriétaire et son mari au moment de leur divorce.

Mais la dame n’a jamais vendu la maison pendant toutes ces années pour des raisons qui demeurent obscures. Il n’a pas été possible de la joindre hier.

Cependant, les élus de Longueuil en ont eu assez. En mars 2015, ils ont entamé les démarches pour que la Ville obtienne le droit de démolir la maison.

La propriétaire a eu aussi peur que la municipalité la vende aux enchères. Car d’après M. Lepage, elle devait 35 000 $ à la Ville pour avoir négligé la maison et obligé les fonctionnaires à tondre le gazon à sa place ou à barricader les portes. Elle se serait donc résignée à vendre.

En trois mois de travaux, les murs les toits et les escaliers ont été remis en état, les tuyaux de la plomberie réparés, les buissons taillés et les plafonds ont été nettoyés.
Photo courtoisie
En trois mois de travaux, les murs les toits et les escaliers ont été remis en état, les tuyaux de la plomberie réparés, les buissons taillés et les plafonds ont été nettoyés.
Photo courtoisie

Pari gagné

D’ailleurs, se souvient M. Lepage, «quand je suis venu voir la maison [pour l’acheter], je n’ai pas pu rentrer dedans puisque la porte était bloquée».

Il a quand même senti le potentiel de ce quartier et il a acheté la propriété pour 145 000 $, soit le prix du seul terrain. Il s’est dit qu’avec de la chance, il n’aurait pas besoin de démolir la maison. Il a bien fait: la structure était encore soli­de.

«C’était un pari et le pari a été gagné.»

Malgré les 300 000 $ engloutis dans les travaux, il pense bien réaliser un joli bénéfice. La maison a été mise en vente vendredi et un client l’a déjà visitée.

Dans le voisinage, on s’est réjoui aussi d’un tel dénouement.

«C’est un soulagement. [Cette maison] dévaluait notre propriété. Et les mauvaises herbes déposaient leurs graines dans ma cour», a réagi Michelle Voizelle, 47 ans, qui habite juste à côté.


Avant

Achat initial : 145 000 $
 
Après
 
Prix demandé à la vente : 649 000 $

 

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