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Hélène David, la psychologue

Hélène David
Photo Le Journal de Québec, DIDIER DEBUSSCHERE

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La ministre de la Culture, Hélène David, est psychologue de formation.

Au cours de sa carrière, elle fut soumise à de nombreux cas de jeunes qui furent anéantis par des agresseurs d’enfants. Des monstres. Des voleurs de vies. Des Claude Jutra.

Au cours des 48 dernières heures, la ministre du gouvernement Couillard a dû gérer sa première crise d’importance. Sa réaction initiale, qui semblait de prime abord plutôt molle, était la bonne.

De nos jours, tout va vite. Très vite. Particulièrement dans les médias. Il n’est pas rare de voir un politicien réagir dans un délai de quelques heures suivant la publication d’une nouvelle, et d’entendre et lire que celui-ci est « finalement sorti de son mutisme ».

Je ne dis pas que ce n’est pas correct. Mais il faut parfois prendre un pas de recul et constater que les décideurs doivent quand même éviter de poser des gestes précipités.

Madame David se devait d’être prudente dans les premières heures suivant l’article initial de La Presse qui faisait état d’un passage d’une biographie à être publiée quelques heures plus tard.

Il est vrai qu’il fallait tout de même établir la crédibilité de l’information, même si, pour monsieur et madame Tout-le-Monde, le verdict était évident.

La vérité est qu’un titulaire d’une charge publique doit être responsable.

Selon ce que l’on me raconte, la ministre a eu vent mardi soir qu’une victime du pédophile Jutra était sortie de l’ombre. Dans les heures qui précédèrent, elle fut estomaquée d’entendre des représentants de l’industrie dire à mots couverts ( ou peu, ou pas du tout) que « tout le monde savait cela ». Elle l’ignorait, comme bien d’autres.

Mercredi matin, dès 5:00, la ministre est son entourage ont pris connaissance du travail colossal effectué par le journaliste Hugo Pilon-Larose de La Presse.

Il n’y avait plus aucun doute. Plus de place pour la retenue.

À la lecture du récit troublant de cette pauvre victime, la psychologue s’est souvenue.

Elle est bien placée pour saisir l’ampleur des séquelles pour une jeune personne à qui on a volé  la naïveté. L’insouciance. Les rêves. Si jeune...

La ministre a dès lors contacté l’organisation de Québec Cinéma pour les informer de ses exigences. Ceux-ci ne se sont pas opposés, évidemment.

Hélène David a posé les bons gestes cette semaine.

Cela ne guérira pas la victime. Ou les victimes, car j’ai la forte impression que nous sommes aux balbutiements de cette histoire.

Pour ceux qui parlent de la sauvegarde de l’héritage de Claude Jutra, je vous dirai ceci: il ne faisait que du cinéma. Rien n’excuse, rien n’explique, rien ne peut relativiser. C’était un salaud. Un violeur d’enfants. Un pédophile.

Je le déteste et le méprise profondément.

Et vous Marc Béland? Et vous Claude Fournier? Et vous Guy Fournier? Et vous Paule Baillargeon? Et vous Mario St-Amant? Avez-vous posé les bons gestes ces dernières heures?

Honte à vous.

 

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