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«En deux minutes, tout change»

The Voice en France bouleverse les plans de la Québécoise Gabriella

Gabriella
Simon Clark/Agence QMI Depuis son passage à The Voice, Gabriella alimente son compte YouTube avec des reprises au violon. Après Adventures of a Lifetime, de Coldplay, elle vient de mettre en ligne sa relecture de Renegades, des X Ambassadors. «Je ne voulais pas être perçue comme une artiste qui fait des reprises. Mais j’ai découvert qu’on peut prendre une toune et recréer totalement ce qu’on veut.»

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Gabriella hésitait à dire oui quand l’équipe de l’émission The Voice lui a proposé de participer à ses auditions à l’aveugle. Mais, après sa percutante performance qui a conquis les quatre juges devant des millions de téléspectateurs français, tous ses doutes ont été balayés.

«En deux minutes, tout change. C’est fou», lance la rayonnante artiste de 22 ans en se rappelant le moment magique de son interprétation au violon de la ballade The Scientist, de Coldplay, qui lui a fourni un passeport pour The Voice le 30 janvier dernier.

Depuis, Gabriella constate le retentissement phénoménal d’une prestation réussie dans une émission de télévision ayant un aussi grand rayonnement. Les billets pour ses concerts s’envolent et son album The Story of Oak and Leafless, paru dans l’anonymat à l’automne, a remonté dans les palmarès de ventes.

«Sur mes réseaux sociaux, j’ai des abonnés de la Malaisie, du Brésil, de partout en Europe», s’étonne Gabriella, qui était de passage à Québec au cours des derniers jours, à l’occasion de la Bourse Rideau.

Le meilleur «bet»

Pourtant, l’artiste de Saint-Basile-le-Grand s’est fait tirer l’oreille quand elle a été pressentie par les recruteurs de The Voice: la plus belle des voix. En tant qu’auteure-compositrice et interprète, elle n’était pas certaine d’être à sa place dans un concours populaire.

«Je n’ai jamais considéré la musique comme une compétition. J’étais mitigée à l’idée d’y aller. Finalement, c’est le meilleur bet de ma vie. Je ne m’attendais pas à ça», avoue-t-elle.

Évidemment, Gabriella n’en est qu’au début de l’aventure. Tout peut s’arrêter dès sa prochaine présence à l’écran, lors de l’étape des Battles. Mais sa présence à The Voice, peu importe sa durée, aura sûrement des suites. On n’a qu’à voir avec quelle avidité les médias français se sont délectés des moindres détails de sa vie personnelle, réels ou inventés, pour constater que la vie de star est à sa portée.

Pour l’instant, Gabriella ne fait pas tout un plat des ragots dont elle fait l’objet. «Sam [Samuel Busque, son gérant] me prépare à ça depuis deux ans», dit-elle.

Un public fidèle

En fait, Gabriella semble déterminée à garder les pieds sur terre. Et à gagner ses fans un par un, notamment en leur parlant sur les réseaux sociaux.

«The Voice fonctionne comme un buzz, alors c’est important d’aller vers les gens. Nous sommes tellement nourris d’informations que les gens passent vite à un autre. Je ne veux pas du jour au lendemain vendre un million d’albums et finir sur une île déserte. Je veux un public fidèle pour faire de la musique toute ma vie. Les relations humaines sont la clef pour y arriver.»

Une partie de l’album de Gabriella a été enregistrée à Vienne avec Peter Vieweger, ex-directeur musical de Falco, une vedette des années 80 à qui on doit le succès Rock Me Amadeus.

Gabriella sera en concert le 27 février à L’Astral, à l’occasion de Montréal en lumière.

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