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Des filles adeptes du combat médiéval se brassent à Montréal

La championne du monde de combat médiéval, Bénédicte Robitaille (à gauche), s’est fait surprendre par son amie et adversaire Gabrielle Bergeron (à droite), qui est arrivée par-derrière pour mieux l’attraper, la jeter au sol et l’éliminer.
PHOTO JOËL LEMAY, AGENCE QMI La championne du monde de combat médiéval, Bénédicte Robitaille (à gauche), s’est fait surprendre par son amie et adversaire Gabrielle Bergeron (à droite), qui est arrivée par-derrière pour mieux l’attraper, la jeter au sol et l’éliminer.

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La Montréalaise championne du monde de combat médiéval s’est bien amusée à flanquer des coups d’épée à d’autres guerrières en armure lors d’un tournoi dans la métropole, samedi.

«C’est mon petit plaisir. Je suis une fille, mais attache ta tuque», sourit Bénédicte Robitaille, 27 ans. 

Haute de 1,72 m et pesant 74 kilos, la jeune femme athlétique s’est imposée en 2015 comme championne du monde à l’épée à deux mains.

Elle fait partie des 62 combattants, dont quatre filles du Québec et deux du Yukon, qui ont participé samedi aux phases éliminatoires du cinquième tournoi hivernal de la Fédération québécoise de combat médiéval.

Chez les garçons, ces chevaliers en armure sont venus du Québec, de l’Ontario, des États-Unis et même d’Irlande et de Belgique pour se taper dessus comme dans le temps. Les armes sont émoussées, mais lourdes et percutantes, comme en témoigne le bruit impressionnant des chocs contre les boucliers ou les plastrons métalliques.

«C’est une petite famille. On se bat et après on mange ensemble», souligne Gabrielle Bergeron, 26 ans.

Elle est une bonne amie de Bénédicte Robitaille. Cela ne l’a pas empêchée, samedi dans l’arène, de l’attraper par le cou et de la jeter à terre comme un sac.

Armure de 30 kilos

Ces deux passionnées de l’univers médiéval ont d’abord participé à des reconstitutions de scènes d’époque «grandeur nature» pour s’amuser. Puis elles se sont lancées dans le combat il y a trois ans. Et ça les défoule.

«Dans mon couple, c’est moi qui fais les combats et mon conjoint qui fait la tapisserie!» rit Gabrielle Bergeron, sa fille de 3 ans dans les bras.

Même si le combat médiéval n’est pas reconnu comme un sport au Québec, les guerriers suent. Leur armure de 30 kilos rend la respiration difficile.

C’est justement pour ça que les deux femmes, loin d’être des colosses, n’ont pas peur de s’entraîner contre des garçons plus impressionnants.

«Souvent, les costauds ont moins de cardio. Au combat, il faut savoir gérer sa fatigue», rappelle Gabrielle Bergeron.

«Les petits peuvent plus facilement leur donner des coups dans les hanches», ajoute Bénédicte Robitaille, qui défendra son titre de championne du monde en mai prochain au Portugal.


♦ Le tournoi se conclut dimanche à l’Association sportive et communautaire du Centre-Sud, de 9 h 30 à 13 h 30.

 

UNE ARMURE À 3000 $

  • Casque : 600 $
  • Plaques de métal : 1000 $
  • Gambison (chandail) : 400 $
  • Brassards :150 $
  • Gants d’acier : 100 $
  • Tenue de cuir : 300 $
  • Épée : 300 $
  • Bouclier : 100 $

 

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