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La grande conversion

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Il aura fallu une déclaration de Philippe Couillard sur son aversion pour le pétrole d’Anticosti pour prendre acte de sa récente conversion. Eh oui, il s’agit bien d’une conversion.

Depuis la conférence de Paris sur les changements climatiques, notre premier ministre a embrassé une nouvelle religion. Tout de vert drapé, il est devenu le nouveau «gourou» de l’environnement au pays.

Qu’on se le tienne pour dit, notre salut passera désormais par les énergies vertes et renouvelables. Un nouveau Al Gore est né. Amen!

À gauche toute

Étrange que cette conversion subite de Philippe Couillard. J’ai siégé avec lui de 2003 à 2008 et jamais je n’ai perçu un tel appétit pour l’environnement.

Les militants libéraux se questionnent. Comment leur chef a-t-il pu passer si vite du rouge au vert? Pourquoi un tel virage à gauche sur le plan économique?

Avouons qu’il y a de quoi s’inquiéter lorsque ton seul allié à l’Assemblée nationale est Québec solidaire! Surréaliste, n’est-ce pas?

Et totalement inespéré pour le PQ et la CAQ. Est-ce que Pierre Karl Péladeau et François Legault sauront saisir l’occasion?

Son nouveau mantra

Le premier ministre, lui, semble heureux de ce nouveau virage. Il choisit de s’adresser à des auditoires qui sont au diapason.

À Québec, il est chaudement applaudi par les producteurs d’énergies renouvelables. À Washington, il est devant le Resources for the Future, un think tank (groupe de réflexion) américain renommé pour ses travaux en environnement.

Bref, Philippe Couillard est en mission. Il prêche la bonne nouvelle.

Est-ce que les Québécois seront à l’écoute? Est-ce que le virage vert du premier ministre saura nous convaincre?

Retenez bien ceci: «Ce qui est bon pour l’environnement est bon pour l’économie». Cette phrase, le premier ministre la répétera, encore et encore. Elle est devenue son nouveau mantra.

Qui a dit que la politique était un long fleuve tranquille?