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Caisse de dépôt et placement: légère baisse de l’actif dans le Québec inc.

Caisse de dépôt et placement: légère baisse de l’actif dans le Québec inc.
Photo REUTERS

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MONTRÉAL – Les actifs de la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ) dans les entreprises du Québec inc. ont connu une légère baisse en 2015, passant de 60 milliards $ à 59,7 milliards $.

Sur quatre ans, ces nouveaux investissements et engagements au Québec s’élèvent à 11,2 milliards $, dont 2,2 milliards $ en 2015. Ils étaient de 2,5 milliards $ en 2014.

Les chiffres de 2015 excluent cependant l’investissement que la CDPQ a fait dans Bombardier Transport, «car il s’agit d’une société européenne», a précisé mercredi le PDG de la Caisse, Michael Sabia.

La légère baisse des actifs est due, selon M. Sabia, au désengagement de la Caisse dans l’entreprise pharmaceutique Valeant. «Nous avons décidé, avant l'effondrement de Valeant, de vendre nos parts de 700 millions $», a-t-il dit au moment de dresser le bilan du rendement 2015 de la CDPQ, à Montréal.

Davantage de PME ont cependant bénéficié de l'investissement du bas de laine des Québécois: 550 en 2015 comparativement à 500 en 2014.

Un avantage concurrentiel

«Le défi est de trouver le rendement nécessaire pour répondre aux besoins de nos clients, a indiqué Michael Sabia. Il est important de miser sur notre proximité du marché québécois, qui nous donne un avantage concurrentiel.»

Plusieurs sociétés, a-t-il ajouté, sont «hautement rentables», citant CGI, Alimentation Couche-Tard ou Gaz Métro.

«La mondialisation est un pilier de développement, a-t-il dit. Nous misons sur la mondialisation de la Caisse. Il est très important d’avoir la compétence pour choisir les meilleures stratégies d’investissement. Les marchés sont remplis d’occasion, et de risques.»

Michael Sabia a cité en exemple la société d’ingénierie Groupe WSP, l’ancienne Genivar. La Caisse y a fait un nouvel investissement de 62,5 millions $ au cours de la dernière année. «C’est notre quatrième investissement depuis 2011», a dit Michael Sabia. WSP est devenu numéro un mondial dans son domaine.

Le PDG de la Caisse a par ailleurs parlé de la firme techno de divertissement montréalaise D-BOX, qui fait partie de cette stratégie mondiale: la Caisse y a investi 5 millions $ l’an dernier et facilité son entrée dans le lucratif marché chinois.

«Nous avons fait un investissement dans D-BOX, a dit Michael Sabia, mais surtout, nous facilitons la percée du marché chinois, car nous avons un bon réseau en Chine. Même si le niveau de nos investissements au Québec est important, ce qui est encore plus important pour nous, c’est l’impact de ces investissements, pas juste le montant. Et ça, c’est notre objectif ici, au Québec. C’est ce que nous cherchons à maximiser.»

Autres investissements: Fabritec et, surtout, Agropur. La Caisse a investi un autre 150 millions $ dans ce «fleuron du mouvement coopératif québécois», pour des investissements totaux de 300 millions $, ceci «afin de lui permettre de consolider sa position parmi les plus importants transformateurs de produits laitiers en Amérique du Nord».

«L’entrepreneurship est la source fondamentale au cœur de l’économie de demain, a rappelé M. Sabia. On souhaite favoriser l’émergence d’une nouvelle génération d’entrepreneurs québécois novateurs et capables de se tailler une place sur les marchés mondiaux.»

Innovation

Côté innovation, notons un nouveau joueur: la Caisse a injecté 15 millions $ dans le fonds d’Alexandre Taillefer, XPND Croissance.

La Caisse a aussi accordé 80 millions $ à Lighsteep, une société québécoise spécialisée dans l’infonuagique (ou informatique en nuage ou «cloud computing») pour lui permettre de poursuivre sa croissance internationale et de développer davantage son offre dans l’industrie du commerce électronique.

Infrastructures

CDPQ Infra, la nouvelle filiale de la Caisse, a toujours à l’étude deux projets prioritaires d’infrastructures au Québec: le système de transport collectif électrique sur le nouveau pont Champlain, et celui reliant le centre-ville de Montréal à l’aéroport international Montréal-Trudeau et à l’Ouest-de-l’Île.

«Nos deux projets de transport en commun, nous en parlerons plus tard, car nous travaillons là-dessus, a dit Michael Sabia. Nous encourageons ces projets, qui augmentent la productivité de l’économie québécoise.»