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Corée du Nord: Washington et Pékin s’accordent sur une réponse «ferme et unie» à l’ONU

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Photo Archives / AFP

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WASHINGTON | Les États-Unis et la Chine se sont entendus mercredi pour offrir une réponse «ferme et unie» à la Corée du Nord, dénonçant ses «provocations» après le quatrième essai nucléaire, a indiqué la Maison Blanche.

La conseillère à la sécurité nationale du président Barack Obama, Susan Rice et le ministre chinois des Affaires étrangères Wang Yi, ont estimé lors d’une rencontre à Washington que cette réponse pourrait passer par «une résolution du Conseil de sécurité de l’ONU allant plus loin que les précédentes résolutions» visant Pyongyang, déjà sous le coup d’une panoplie de sanctions internationales, selon un communiqué.

Les deux interlocuteurs «se sont mis d’accord sur le fait qu’ils n’accepteraient pas la Corée du Nord comme un État disposant de l’arme nucléaire», a ajouté la Maison Blanche.

Cette entente publiquement affichée entre les États-Unis et la Chine, seule alliée de Pyongyang, ouvre la voie à l’adoption rapide d’une résolution alourdissant les sanctions contre la Corée du Nord, qu’ils négocient pied à pied depuis six semaines.

L’annonce de la Maison Blanche est d’ailleurs tombée mercredi soir alors même que des diplomates indiquaient que le Conseil de sécurité pourrait adopter cette résolution dans les prochains jours, peut-être avant la fin de la semaine.

Il y a désormais un accord entre la Chine et les États-Unis sur un projet de texte long et «très substantiel», a déclaré à des journalistes un diplomate du Conseil.

Des «mesures très dures»

Un autre diplomate a évoqué des «mesures très dures».

Après avoir mis au point le projet de résolution avec Pékin, les États-Unis poussent à une adoption rapide, dès vendredi ou samedi, par les 15 pays membres du Conseil, selon ces sources.

Le projet a été présenté mercredi aux pays membres permanents du Conseil, dotés d’un droit de veto (outre les États-Unis et la Chine, il s’agit du Royaume-Uni, de la Russie et de la France), avant des discussions à 15.

Seuls les Russes, qui tout comme Pékin redoutent un effondrement économique du régime nord-coréen sous l’effet des sanctions, risquent de lire le projet à la loupe, ce qui pourrait retarder l’adoption sans toutefois la bloquer.

Autre signe de l’entente affichée entre les États-Unis et Pékin mercredi, la Maison Blanche a annoncé la venue du président chinois Xi Jinping à Washington pour assister à un sommet sur la sécurité nucléaire les 31 mars et 1er avril.

Le président Barack Obama, venu rejoindre sa conseillère Susan Rice et le ministre Wang Yi lors de leur réunion à la Maison Blanche, a tenu «à souligner son intérêt pour la construction d’une relation durable, constructive et productive entre les États-Unis et la Chine», selon les communiqués.

Peu après son quatrième test atomique le 4 janvier, Pyongyang avait tiré début février un missile balistique, déclenchant un tollé international. La Corée du Nord est déjà sous le coup d’une panoplie de sanctions internationales et américaines adoptées après trois précédents essais nucléaires, en 2006, 2009 et 2013.