/lifestyle/food
Navigation

Craquantes croustilles maison

Dorians
Photo Le Journal de Montréal, Renée Laurin

Coup d'oeil sur cet article

L’habit ne fait pas le moine, dit le proverbe. Vraiment? Et si c’était l’inverse? Chez Dorians, une petite entreprise de croustilles artisanales, on est en train de faire mentir la célèbre maxime.

Il y a quelques mois à peine, les croustilles de la PME de ville Saint-Laurent étaient pratiquement inconnues. Or, il aura suffi d’une mention spéciale dans un blogue spécialisé en marketing pour que la demande explose. Un beau look aura «presque» suffi à séduire les acheteurs.

On vit dans un monde d’image, constate Vartan Assadourian, principal actionnaire de la compagnie. On a beau avoir le meilleur produit sur le marché, si l’emballage n’est pas au goût du jour, on risque de passer inaperçu.

Le design un peu rustique de leurs sacs de croustilles en papier brun était dans l’air du temps. Les foodies québécois cherchent du ­local, du bon, du fait maison, mais ils veulent aussi être séduits par une belle présentation. Leur ­produit, à mi-chemin entre le pain pita séché et les chips, répond à tous ces critères, en plus d’être ­joliment présenté. En très peu de temps, Vartan et son frère Serge ont trouvé un distributeur.

Moins d’un an après leur mise au monde, les croustilles artisanales Dorians sont déjà dans les rayons de nombreuses épiceries fines montréalaises ainsi que dans plusieurs IGA et Métro. Un magasin de New York vient même de leur passer une commande.

Départ difficile

Les affaires ne se sont pas ­toujours déroulées aussi rondement pour eux. Pendant trois ans, les deux frères se sont donné beaucoup de mal pour réussir à vendre leur premier produit: des bâtonnets salés, dont la recette s’inspire de celle de leur grand-mère arménienne. En Arménie, toutes les mamans ont leur ­recette. Il s’agit d’une collation aussi répandue que nos bretzels.

Les bâtonnets Hamov (délicieux, en arménien) ont fini par être adoptés par plusieurs Québécois, mais «il a fallu faire beaucoup d’éducation en organisant des ­dégustations», observe Vartan. Un emballage différent aurait-il fait le travail? Difficile à dire.

Au départ, les deux frères ­cherchaient un nouveau défi, un projet créatif pour briser la routine de leur emploi. «Je travaillais dans l’import-export avec ma mère et Serge était agent d’artistes», ­relate-t-il.

Ils se sont installés dans le sous-sol de la maison maternelle, à ville Saint-Laurent, et leur mère, Sylvia Assadourian, leur a refilé la recette familiale. Lorsqu’ils ont finalement réussi à entrer chez Costco et dans plusieurs supermarchés Adonis, ils ont dû déménager dans de plus grands locaux pour ­augmenter leur capacité de ­production.

L’idée des croustilles a surgi par accident: un bâtonnet écrasé sous une plaque de cuisson.

«C’était la même base, mais curieusement, le goût était différent. On tenait une belle idée», relate Vartan. Il aime particulièrement cet aspect créatif de son travail. «Faire des croustilles, c’est comme composer de la musique, dit cet ­ex-musicien. On part de rien, une page planche, et on arrive à créer quelque chose. C’est fascinant!»

Son frère Serge a quitté l’entreprise récemment pour se consacrer à d’autres projets, mais sa mère, encore jeune de cœur et pleine d’énergie, est toujours à ses côtés pour lui donner un coup de main ainsi qu’à leurs trois ­employés. Après tout, il s’agit de la recette de sa mère et elle doit ­veiller au maintien de la ­réputation familiale.

Produits vedettes

Dorians
Photo courtoisie, Sevasyl Foods In

Croustilles artisanales

Collation à mi-chemin entre le pain pita séché et nos chips. Produit artisanal assaisonné au BBQ, ail et fines herbes, sel de mer croquant, za’atar (épice du Moyen-Orient), thym et sumac, et sésame.

Bâtonnets salés Hamov

La recette familiale de Sylvia Assadourian, la mère de Vartan et Serge, avec moins de sel et moins d’huile. Choix de six ­assaisonnements différents: cumin, sésame, sel de mer, cheddar, anis, chipotle.


Croustilles artisanales Dorians

 
1158, montée de Liesse
 
Ville Saint-Laurent (Québec)
 
514 516-4508