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Hockey scolaire: Daniel Marois mise sur la créativité

L’ancien de la LNH dirige le programme des Dragons du collège Ste-Anne dans la LHPS

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Dans une ère où les systèmes de jeu sont la priorité des entraîneurs, Daniel Marois a décidé d’adopter une approche différente avec les Dragons du collège Ste-Anne, qui jouent dans la Ligue de hockey préparatoire scolaire (LHPS).

L’ancien attaquant de la LNH tente d’inculquer à ses élèves athlètes un concept qui semble avoir été oublié depuis quelques années: la créativité.

«Nous sommes dans un sport où si tu es en possession de la rondelle, que tu sais quoi faire avec et que tu as de bonnes habiletés pour patiner, tu pourras créer des choses sur la surface de jeu, a indiqué Daniel Marois dans une entrevue avec Le Journal de Montréal.

«De plus, on ne sait jamais où le disque va se retrouver sur la patinoire et il faut être créatif pour le récupérer. J’ai développé cet aspect chez mes joueurs et je les laisse aller.»

Bien sûr, il enseigne des notions reliées à un système de jeu en prévision des matchs de son équipe, mais il le fait de façon subtile.

«On développe leurs habiletés individuelles tout en intégrant des éléments d’un système qu’ils ne voient pas, a ajouté celui qui a disputé 350 parties dans la LNH. Mes patineurs savent ce qu’ils ont à faire, mais ils doivent être imaginatifs dans leur manière de l’appliquer.

«S’ils demeuraient chacun dans leur corridor respectif, ils ne toucheraient pas souvent à la rondelle au cours d’une partie.»

L’exemple de l’Europe

De l’avis de plusieurs observateurs, les hockeyeurs québécois disputent trop de matchs au cours d’une saison comparativement à leur nombre d’entraînements. Un avis que partage Marois.

«C’est une lacune incroyable, a-t-il affirmé. Puis, lors des rares pratiques, les entraîneurs se concentrent sur le système de jeu et non sur les habiletés individuelles.»

S’il peut parler ainsi, c’est en raison de son expérience de joueur en Europe. Il a eu un choc quand il est arrivé avec la formation de Berne, dans la Ligue nationale A de Suisse, pendant la saison 1996-1997.

«On avait quatre à cinq entraînements avant un match, une chose que je n’avais pas connue auparavant, a raconté Marois. Par contre, c’est à ce moment que j’ai pu développer mes habiletés même si j’avais un talent naturel à la base. Je suis devenu encore meilleur.»

Un passionné du développement

Quand il a accroché ses épaulettes au terme d’une belle et longue carrière professionnelle, Marois ne se doutait pas qu’il passerait ses journées à développer des joueurs de hockey.

Il le dit lui-même: il est devenu passionné par ce qu’il fait avec les jeunes des Dragons. Il aime surtout constater la progression d’un patineur et que celui-ci est en mesure de surpasser certains de ses coéquipiers.

«Qu’ils soient bons ou pas, je donne la même chose à tous les joueurs, et ils font tous les mêmes exercices, a-t-il mentionné. Il ne faut jamais oublier que les patineurs ne se développent pas au même rythme.»