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De retour derrière les barreaux

Lise Thibault devra purger sa peine de 18 mois de détention ferme, confirme la Cour d’appel

Lise Thibault et son conjoint, Réal Cloutier, s’affairaient aux valises mercredi, en prévision des 18 mois qu’elle devra passer en prison. «Il y a une partie des choses qui sont prêtes», a brièvement commenté M. Cloutier.
Photo Le Journal de Québec, Didier Debusschère Lise Thibault et son conjoint, Réal Cloutier, s’affairaient aux valises mercredi, en prévision des 18 mois qu’elle devra passer en prison. «Il y a une partie des choses qui sont prêtes», a brièvement commenté M. Cloutier.

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Sous le choc et fragilisée, l’ex-lieutenante-gouverneure Lise Thibault se rendra à Québec jeudi matin où elle entamera sa peine de 18 mois de détention ferme, réitérée par la Cour d’appel.

«C’est très émotif», a commenté mercredi Réal Cloutier, joint par téléphone à sa résidence de Saint-Jérôme dans les minutes suivant la décision du tribunal. Il se trouvait alors en compagnie de l’accusée, qui n’a pas souhaité commenter. «Elle est déjà très fragile émotivement et ça ne donnera absolument rien», a-t-il fermement statué.

Le couple venait d’apprendre des médias que la Cour d’appel confirmait la peine rendue pour fraude et abus de confiance envers les deux paliers de gouvernement. «Tout le monde reçoit le jugement sauf la personne concernée. C’est un peu une indécence, mais ça fait partie du système judiciaire», s’insurge M. Cloutier.

Criminelle

La dame qui aura 77 ans en avril devrait se présenter jeudi avant-midi au Centre de détention de Québec, où elle entamera sa sentence. Pour M. Cloutier, cette situation n’a aucun sens. «Elle méritait de se faire taper sur les doigts et de se faire ramasser sur l’éthique professionnelle, mais pas ça [...] On voulait la criminaliser et là c’est fait. Elle va rester une criminelle», peste-t-il.

M. Cloutier ne sait toujours pas si Mme Thibault – qui est à court d’argent selon lui – contestera ce jugement en Cour suprême. Chose certaine, le duo souhaite faire «l’envers du procès» et rendre publics «ce qui n’a pas été dit, ce qui n’a pas été fait et ce qui n’a pas été déposé».

«Depuis trois ans que je suis dans ce dossier-là, si vous saviez les recherches que j’ai faites et les horreurs que j’ai trouvées, c’est assez extraordinaire», plaide-t-il, affirmant avoir obtenu divers documents grâce à la loi sur l’accès à l’information. «C’est absolument incroyable. Elle était entourée de personnes qui l’ont mal protégée.»

Santé

M. Cloutier affirme avoir des «choses importantes à dire». «Mme Thibault, je pense que son stage en prison va lui faire du bien, elle va devenir une vraie criminelle et de là, elle va sûrement avoir des choses à dire un petit peu plus agressives que ce qu’elle a fait jusqu’à maintenant», lance-t-il avec un brin d’ironie.

À court terme toutefois, c’est la santé de l’accusée qui prime. M. Cloutier compte rapidement entamer des démarches pour qu’elle soit transférée dans une prison de la région de Montréal, où se trouvent son médecin de famille et ses «spécialistes pour l’épilepsie».