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En motoneige freestyle

Pier-Luc Trépanier participera cette année
encore à BARBEGAZI, ce rendez-vous des
adeptes de sports d’action hivernaux.
photo courtoisie Babas, BARBEGAZi Pier-Luc Trépanier participera cette année encore à BARBEGAZI, ce rendez-vous des adeptes de sports d’action hivernaux.

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Les sauts en ski ou en planche à neige, on connaît bien. Pier-Luc Trépanier, 27 ans, lui enchaîne les prouesses sur sa motoneige l’hiver et en VTT l’été. Casse-cou? À peine, selon l’athlète.

Vélo de montagne, planche à roulettes, BMX, motocross, VTT et motoneige. Voilà le parcours en sport extrême d’un jeune garçon de Trois-Rivières qui aimait bien la vitesse et les sauts. Les bolides motorisés ont été l’ultime étape de sa ­progression, lui permettant d’aller encore et toujours plus haut et plus loin.

«Je devais avoir 5 ou 6 ans quand je me suis initié en vélo dans le pit de sable ­derrière chez moi», dit-il.

«Ah non! Peut-être plus 7 ou 8 ans, ­rectifie-t-il. Mes parents n’étaient pas avec moi. On faisait ça entre amis et ­voisins, en cachette au début.»

Aujourd’hui, ce n’est plus le cas. Pier-Luc Trépanier, mieux connu sous «Trep Freestyle» dans le milieu, donne une dizaine de spectacles par année de VTT et de motoneige freestyle. Lui et son ami, ­Jonathan Belzil (ou Jon Belzil) sont les deux visages de ce sport extrême hivernal au Québec.

Ingénieur d’abord

Ne se lance pas 70 pieds dans les airs propulsé par un moteur sur un bolide de plus de 250 livres qui veut. «En secondaire 5, j’ai choisi les cours de physique. Même chose au CÉGEP. Puis, j’ai fait un BAC en génie mécanique», raconte l’athlète de 27 ans. Comme quoi sa passion un peu folle l’a mené vers des études très terre-à-terre.

«C’est important pour moi de comprendre les principes de base de la physique, de bien évaluer les hauteurs et les vitesses que je dois atteindre pour tel ou tel saut», précise-t-il. Il n’est en effet pas question pour lui de prendre de dangereux risques. Tout est dosé, analysé.

L’ingénieur a d’ailleurs lui-même dessiné et modélisé toutes ses rampes qui lui servent en entraînement et lors de ses prestations.

«Je fais ça pour le plaisir! Me blesser et être hors circuit, ça n’aurait rien de plaisant. Alors je vise à minimiser les risques de blessures», ajoute Pier-Luc, qui a été jusqu’à présent épargné par tout accident. Bien qu’il n’ait que 27 ans, il compte aussi plus de 10 ans d’expérience sur le terrain.

«Les découvertes par essais et erreurs, on faisait ça enfant au tout début! Là, c’est loin d’être le cas», ajoute-t-il.

Au Québec

Les freins à la pratique du sport sont nombreux en province. En premier lieu, le terrain. «On ne s’entraîne pas dans des pistes de motoneige, on se construit des circuits sur des terrains privés et on monte nos propres rampes», explique le pilote. S’ajoutent les coûts de la motoneige et les frais récurrents de son entretien, puis l’absence de compétitions au Québec.

«Trep» a choisi de se concentrer sur les spectacles pour ces raisons. «Pour être sur le circuit de compétitions, il faut se tourner vers les X Games. Simplement s’y rendre, ça implique des congés et beaucoup de frais. C’est impossible avec mon travail. Tous les athlètes qui participent aux X Games gagnent généralement leur vie avec leur sport.»

Ce scénario a été un rêve pour Pier-Luc, avant qu’il en vive la réalité.

À 17 ans, l’athlète avait été recruté par «BOMB SQUAD», une équipe de freestyle en VTT américaine. Il a goûté à ce quotidien de pilote professionnel pendant une tournée annuelle.

«Je suis ensuite rentré au Québec et j’ai choisi de plutôt terminer mes études. C’était un trip à vivre, mais dans quelques années, qu’est-ce qu’il m’aurait resté?» questionne Pierre-Luc. Une tête folle qui pratique un sport de casse-cou? Pas du tout, on l’aura deviné.

Il se concentre donc depuis sur les spectacles pour vivre, pour faire vivre – et pour rentabiliser en partie – sa ­passion.

«Ce que je préfère, ce sont les yeux des enfants pendant les spectacles!» conclut-il.

Motoneige en spectacle

Pier-Luc Trépanier sera en spectacle avec son ami Jonathan Belzil dans le cadre du festival de sports d’action hivernaux BARBEGAZI.

Quand: le 5 et 6 mars 2016

Où: Parc olympique

Quoi :

  • Spectacle de motoneige freestyle
  • Course à obstacles hivernale ouverte au public
  • Course de Fatbike ouverte au public
  • Tournoi de hockey BARBEGAZI
  • Concours de sauts de snowskate
  • Challenge Course Extrême ouverte au public

Concept : un événement gratuit, urbain et participatif où les professionnels présentent leur discipline alors que les amateurs prennent plaisir à la découvrir.

À mettre à l’agenda pendant la relâche!

Programmation et renseignement : https://www.barbegazifest.ca

Les risques

Pier-Luc Trépanier
Photo courtoisie Marie-Claude Paquette
Pier-Luc Trépanier

Le 24 janvier 2013, en plein X Games, le pilote américain Caleb Moore est décédé écrasé par sa motoneige après à une vilaine chute en hauteur. Il venait d’enchaîner deux backflips avec succès. C’est le troisième qui lui a été fatal. Il s’agissait du premier décès à ces jeux ­extrêmes en 20 ans.