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Et si Williams avait choisi le CH...

«Je suis passé proche de signer à Montréal» - Justin Williams

Et si Williams avait choisi le CH...
Photo USA Today Sports

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WASHINGTON |  Justin Williams ne s’en cache pas. Il a longuement réfléchi à la proposition de Marc Bergevin et du Canadien le 1er juillet dernier. S’il jonglait entre Washington et Montréal, Williams n’a aucun regret plus de sept mois plus tard.

Dans le vestiaire des Capitals après un gain de 3 à 2 contre les Coyotes de l’Arizona, lundi, Williams a fait un retour dans le passé.

« J’étais proche de signer à Montréal, a reconnu l’ailier droit de 34 ans en entrevue au Journal de Montréal. Oui, le Canadien m’avait fait une bonne proposition. Ce n’était pas une question d’argent, l’offre était très bonne. Je n’ai pas de regrets aujourd’hui. Je suis heureux d’avoir décidé d’atterrir à Washington. »

« Quand je comparais les deux équipes, je me disais qu’il s’agissait de deux puissances dans l’Est, a-t-il poursuivi. Je savais que les deux équipes cherchaient un ailier droit. Mais, avec les Capitals, je trouvais ça attrayant d’avoir la chance de jouer avec des centres comme Evgeny Kuznetsov ou Nicklas Backstrom et souvent avec Alex Ovechkin comme ailier gauche. Ce n’est pas si mal. »

À Montréal, Williams n’aurait pas misé sur des centres aussi renommés avec les Tomas Plekanec, David Desharnais ou Alex Galchenyuk quand ce dernier jouait encore à cette position.

Pour un ancien gagnant du trophée Conn-Smythe (2014) et un détenteur de trois bagues de la Coupe Stanley, deux avec les Kings et une avec les Hurricanes, Williams n’a pas fait sauter la banque d’une façon démesurée. Il a accepté un pacte de deux ans et 6,5 millions (3,25 millions par année) avec les Capitals.

Un rôle important

Après six saisons et demie à Los Angeles, Williams a coupé les ponts avec les Kings sans trop d’amertume.

« Quand j’ai décidé de partir de LA, je n’avais plus de regrets, a expliqué l’attaquant originaire de Cobourg en Ontario. Quand tu choisis de partir, tu recherches une place où tu auras l’occasion de jouer un gros rôle. C’était mon principal défi. Je ne voulais pas me retrouver au sein d’un troisième trio et sans temps de jeu en supériorité numérique. Les Capitals ont respecté leurs paroles. Ils me donnent toutes les chances possibles. Ils me demandent aussi mon opinion, je joue le rôle d’un vétéran. »

Revigoré au pays d’Ovechkin, Backstrom et Kuznetsov, Williams a déjà surpassé son total de points de la saison 2014-2015. Avant la visite du CH au Verizon Center, il avait 42 points (19 buts, 23 passes) en 58 matchs à son compteur.

« Justin a changé la dynamique de notre équipe, a dit le gardien Braden Holtby. Nous n’avons pas simplement fait l’acquisition d’un gagnant et un très bon meneur, mais aussi d’un bon marqueur. »

La coupe ou rien

S’il a bu du champagne dans la Coupe Stanley en 2006, 2012 et 2014, Williams aimerait bien répéter l’expérience en 2016.

« Cette équipe a plusieurs ingrédients nécessaires pour connaître un très long parcours en séries, a-t-il précisé. Mais, nous verrons. Il reste encore un peu plus de 20 matchs en saison. Nous voulons encore jouer au mois de juin. Nous ne raconterons pas de mensonges notre objectif est de gagner la Coupe Stanley. Avec les Capitals, c’est la coupe ou rien cette saison. »