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Faible revenu et faible littératie vont de pair

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Les personnes qui ont des aptitudes limitées à comprendre et à utiliser l'information écrite sont plus susceptibles d'avoir un faible revenu, selon une nouvelle étude de Statistique Canada.

Dans cette étude, signalant que «des niveaux de littératie plus faibles sont associés à une plus grande probabilité de faible revenu», une personne est considérée être en situation de faible revenu si elle vit dans un ménage dont le revenu est inférieur à 50 % du revenu médian de l'ensemble des ménages.

Intitulé «Le lien entre les compétences et le faible revenu», le document se fonde sur des données comprenant les scores obtenus dans le cadre du Programme pour l'évaluation internationale des compétences des adultes.

Haut et bas de l’échelle

«Les personnes qui se situent au bas de l'échelle de littératie (niveau 1 ou moins) peuvent seulement repérer des informations particulières dans des textes courts ou maîtrisent un vocabulaire de base. En 2012, près du cinquième (17 %) des adultes canadiens de 16 à 65 ans se trouvait dans cette situation. Parmi les membres de ce groupe, 29 % vivaient dans un ménage à faible revenu.»

À l'autre extrémité du spectre, parmi les 13 % d'adultes canadiens qui se classaient aux deux niveaux de compétences en littératie les plus élevés en 2012 (niveaux 4 et 5), seulement 8 % vivaient dans un ménage à faible revenu.

« Raisonner par inférence »

«Les personnes qui se classent dans les catégories les plus élevées de compétences en littératie sont généralement en mesure d'intégrer de l'information en provenance de textes multiples et denses, et de raisonner par inférence», précisent les analystes.

Les études menées sur le faible revenu montrent que les immigrants récents, les Autochtones, les personnes âgées de 45 à 64 ans hors famille (qui vivent seules ou avec d'autres personnes non apparentées) et les personnes qui ont des limitations d'activités étaient plus «à risque» d'être en situation de faible revenu.

Statistique Canada indique que chacun de ces groupes était également plus susceptible de se classer à un niveau plus faible de littératie.