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Grande visite au Centre Bell

Scotty Bowman et Wayne Gretzky ont participé au sommet Apex 2016

L’ex-entraîneur du Canadien Scotty Bowman a exposé sa vision du leadership.
Photo Le Journal de Montréal, Martin Alarie L’ex-entraîneur du Canadien Scotty Bowman a exposé sa vision du leadership.

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Il y avait de la grande visite à Montréal au sommet des affaires Apex 2016 qui s’est déroulé au Centre Bell, mercredi. Scotty Bowman, Wayne Gretzky, Marc Bergevin et Pat Brisson ont jeté leur grain de sel sportif à des sujets propres au monde des affaires.

Négociation, communication, leadership et travail d’équipe ont marqué la programmation de cette première édition réunissant près de 5000 gestionnaires et professionnels de la communauté québécoise des affaires.

Scotty Bowman, l’entraîneur-chef le plus titré de l’histoire de la LNH, a partagé des moments de sa carrière à la barre du Canadien et des Red Wings de Detroit. Celui qui a remporté neuf fois la coupe Stanley, dont cinq fois avec le Tricolore dans les années 1970, a expliqué ses méthodes de gestion. Il a fait savoir de manière simple et efficace qu’il misait sur l’attitude.

«Tout au long de ma vie, j’ai réalisé l’importance de démontrer une bonne attitude, a raconté Bowman en lisant un bout de papier que lui avait remis l’un de ses mentors, Toe Blake, il y a fort longtemps. L’attitude est plus importante que l’éducation, l’argent, les échecs, les succès et tout ce que les gens peuvent croire, dire ou faire.»

Gretzky sous le Bleu-Blanc-Rouge ?

Selon lui, un joueur de hockey doit user d’intelligence sur la patinoire, montrer du cœur à l’ouvrage et être rapide. Au fil de sa carrière, il a toujours réussi à soutirer le maximum de chacun de ses hommes sans perdre de vue que l’équipe passait toujours avant tout.

Avez-vous déjà rêvé d’applaudir Wayne Gretzky sous les couleurs tricolores? Invitée à discuter de leadership en compagnie d’une sommité en la matière, Marshall Goldsmith, «la Merveille» a bien failli enfiler l’uniforme Bleu-Blanc-Rouge. C’est que l’animateur de la conférence, le journaliste Michael Farber, lui a tendu un chandail du CH à son nom avec le fameux numéro 99.

Le rêve ne s’est toutefois jamais concrétisé. Même pas l’instant d’un cliché, surtout pas! Gretzky n’a pas osé enfiler l’uniforme de la Sainte Flanelle. Et ce, même si dans sa jeunesse, il a encouragé Jean Béliveau en regardant les matchs du Canadien sur le téléviseur avec image en couleurs chez son voisin, à Brantford en Ontario.

Gretzky a évidemment évoqué quelques moments de sa glorieuse carrière chez les Oilers d’Edmonton, les Kings de Los Angeles, les Blues de Saint Louis et les Rangers de New York, où il a pris sa retraite en 1999.

Mais il a surtout partagé son expérience à la tête de l’équipe canadienne aux Jeux olympiques de Salt Lake City, en 2002. Lors de ces Jeux d’hiver, il avait rassemblé les meilleurs joueurs canadiens pour aller décrocher la médaille d’or.

«L’élément clé à ces jeux, c’est qu’il n’y avait aucun individualisme, a-t-il raconté. Nous prenions les décisions dans le meilleur intérêt de l’équipe. Tout le monde était sur la même page.

«Nous savions que si nos meilleurs joueurs jouaient avec la pleine possession de leurs moyens, il était impossible de perdre, a enchaîné celui qui a essuyé quelques sueurs froides au fil du tournoi olympique. Les Joe Sakic, Mario Lemieux, Steve Yzerman et Martin Brodeur avaient été les meilleurs. Nous avions gagné.»

Prêcher par l’exemple

Selon l’ancien capitaine qui a remporté la coupe Stanley quatre fois, un vrai meneur dicte l’identité d’une équipe.

«C’est celui qui est capable de se tenir debout et qui prend la responsabilité de ce qui se passe dans l’équipe. Il doit prêcher avec des gestes plutôt que de parler. Les vrais leaders sont ceux qui montrent l’exemple et qui prennent les devants.»

► Les conférenciers n’ont pas été rendus disponibles aux membres de la presse.