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La CAQ, club-école des libéraux!

Sebastien Proulx
Simon Clark/Agence QMI Le ministre Sébastien Proulx.

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Sébastien Proulx, qualifié de junior par Lise Ravary, devient le quatrième ministre de l’Éducation nommé par Philippe Couillard. Audacieux ou inconscient, notre premier ministre annonce la stabilité avec ce nouveau titulaire qu’il espère voir en poste longtemps.

Il est toutefois loin d’être assuré que la nouvelle recrue ne sera pas emberlificotée par ses fonctionnaires et laissée à elle-même par les vétérans, poussant le premier ministre à un nouveau repêchage dans quelques mois. À moins que l’objectif soit précisément de le laisser patiner sur place en attendant d’en savoir plus sur l’état de santé de Pierre Moreau.

Le bon coup de Couillard

La nomination de Sébastien Proulx en fait un troisième ministre important issu de la mouvance CAQ, après Gaétan Barrette et Dominique Anglade. C’est toute une rebuffade servie à François Legault et un message aux politiciens ambitieux. Faites vos classes à la CAQ et passez chez les libéraux pour monter à un échelon supérieur.

François Legault
Photo Agence QMI, Simon Clark
François Legault

Il n’existe pas une grande distance idéologique entre ces deux formations politiques. Les récentes années nous montrent des professionnels de la politique plutôt que des gens empressés de servir leurs concitoyens et l’État. Ces politiciens interchangeables accentuent l’inutilité de l’une des formations et le premier ministre s’efforce de démontrer, avec ses nominations, que c’est la CAQ.

L’occasion ratée

Embourbé avec un projet de loi déposé à la sauvette en décembre, le premier ministre avait une excellente occasion de déporter à l’automne l’étude de celui-ci. La conjoncture s’y prêtait et lui procurait l’occasion de bonifier ce projet de réforme qui en rebute plusieurs.

Il aurait ainsi accordé du temps à son ministre pour maîtriser l’environnement complexe du monde de l’éducation. En s’entêtant dans la précipitation, monsieur Couillard accroît les risques d’erreurs pour son ministre ainsi que les risques de le discréditer.


Philippe Couillard
Photo Le Journal de Québec, Simon Clark
Philippe Couillard

Une cinquième nomination est à éviter pour le bien de l’éducation.