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La Ville injecte 500 000$

Le Zoo de Saint-Félicien pourra compter sur l’appui de la Ville, qui lui versera 500 000 $ pour réaliser ses projets de développement.
Photo d’archives Le Zoo de Saint-Félicien pourra compter sur l’appui de la Ville, qui lui versera 500 000 $ pour réaliser ses projets de développement.

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Le Zoo de Saint-Félicien bénéficie une nouvelle fois d’argent public pour son projet de développement. Cette fois, c’est la Ville qui injecte 500 000 $ afin d’inciter les investisseurs à embarquer dans le projet.

«C’est 50 $ par habitant, ça. C’est tout qu’un effort... mais les gens y croient!», a expliqué le maire de Saint-Félicien Gilles Potvin, en entrevue à TVA Nouvelles.

«Ça a été un appui spontané, et ça a passé comme une balle dans la population».

Le conseil municipal investit ainsi 100 000 $ par année sur cinq ans. Et comme l’investissement annoncé par Philippe Couillard il y a 10 jours couvre 80 % des coûts du projet de développement de 32 M$, c’est donc dire qu’il reste encore 6 M$ à trouver auprès de bâilleurs de fonds privés.

POLÉMIQUE

<b>Lauraine Gagnon</b><br />
Directrice générale du zoo
Photo courtoisie
Lauraine Gagnon
Directrice générale du zoo

La subvention de Québec avait suscité la controverse lors de son annonce, le chef de la CAQ François Legault allant même jusqu’à parler de favoritisme. La direction du Zoo préfère toutefois regarder l’investissement régional sous un autre angle.

«C’est un appui qui va aider toute la région», croit la directrice générale du zoo Lorraine Gagnon. «L’industrie touristique est la troisième en importance dans la région et c’est la seule qui va être en croissance d’ici 2020-2030», rappelle-t-elle.

Le maire Gilles Potvin va plus loin encore et amène le débat sur un tout autre terrain, en affirmant que le projet de développement du Zoo démontrera aux pourfendeurs du régime forestier, Greenpeace en tête, tout le respect porté à la nature au Lac-Saint-Jean.

«Ces investissements viennent contrer la mauvaise presse que subit l’exploitation des ressources naturelles au Québec, dit-il. On démontre comment on aménage l’espace, dans le respect des espèces. Le gouvernement du Québec a bien compris ce message.»

Selon Gilles Potvin, l’attrait touristique est le moteur de développement le plus facilement gérable par le Saguenay–Lac-Saint-Jean.

«On ne contrôle pas les marchés de l’aluminium et de la forêt, note-t-il. Et 26 millions, c’est moins cher que d’autres investissements que le gouvernement du Québec a faits dans d’autres secteurs. L’aéronautique est en train d’échapper au Québec. Mais le zoo, il ne déménagera pas, il va toujours rester.»

Le Zoo a augmenté son achalandage de 10 pour cent en 2015, avec 162 300 visiteurs, et il a dégagé un excédent de 172 500 $.