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Le Paris de ZAZ, la trompette de Mr Claude

ART-ZAZ
Sébastien St-Jean / Agence QMI

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Il y avait longtemps  que votre blogueur n’avait pas vu  une salle Wilfrid-Pelletier aussi comble et joyeuse. Pour son 7e passage à Montréal, la jeune chanteuse française ZAZ avait convié une foule hétéroclite, entendons par là tous les âges, faisant un saut dans le temps, comme à l’époque des glorieuses années de St-Germain — des Près. Trainant avec elle son spectacle Paris, titre aussi de son disque auréolé, elle est arrivée pimpante, gouailleuse, avec une brillante équipe de musiciens.

 

 


Le bonheur d’être sur scène


Vous vous demandez parfois ce qui fait un bon spectacle ? Nous en avons eu la preuve hier soir. Le sourire aux lèvres, interpellant son auditoire avec humour et sincérité, la «  petite dame » qui n’a rien à voir avec Piaf ou Maurice Chevalier, s’est donnée à fond. En osmose avec ses musiciens (de sacrées pointures), avec comme fer-de-lance, le trompettiste Claude Egea, soliste hors pair sorti tout droit d’un film de Michel Audiard, le swing intelligent était à l’honneur.

Cette tournée composée de grands immortels : Sous le ciel de Paris, La complainte de la Butte, Paris Canaille, j’ai deux amours ou les Champs-Élysées, s’inscrit, dans une mouvance classique qu’il fait bon de réentendre. Sans vouloir faire ce que d’autres ont déjà inscrit dans le granit, la petite ZAZ réussit haut la main, ce défi assez risqué. Tous les ingrédients étaient réunis pour une soirée généreuse, parfois nostalgique et sans prétention. Avec une coupe de champagne, le tout aurait été parfait !