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L’institut de recherche sur la souveraineté commence à prendre forme

Daniel Turp
Photo d'archives Daniel Turp

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QUÉBEC – Après des mois d’attente et une menace de poursuite, l’institut de recherche sur la souveraineté promis par Pierre Karl Péladeau durant la course à la direction du Parti québécois (PQ) commence à prendre forme.

Le professeur de droit public à l’Université de Montréal, Daniel Turp, a annoncé mercredi la création de l’Institut de recherche sur l’autodétermination des peuples et des indépendances nationales (IRAI). L’ancien député du PQ et du Bloc québécois assumera la présidence du conseil d’administration de l’institut et dirigera l’équipe de chercheurs associés.

Le principal mandat de l’IRAI sera de produire et de diffuser des études portant sur l’autodétermination des peuples et les indépendances nationales. Les études aborderont les questions économiques, environnementales, sociales et culturelles liées à l’indépendance du Québec «dans une perspective comparée et internationale».

«L’IRAI s’inscrira résolument dans le XXIe siècle en misant sur l’intelligence collective et le partage des savoirs pour atteindre et faire participer le plus grand nombre possible de Québécoises et de Québécois. La recherche ouverte et l’intérêt commun guident son action», a déclaré Daniel Turp par voie de communiqué.

Même s’il a été créé à l’initiative du chef du Parti québécois, l’institut assure qu’il sera indépendant des partis politiques et qu’il n’acceptera aucune instruction de la part de leurs membres et de leurs dirigeants. Les décisions qui concernent l’institut seront prises par son conseil d’administration, qui «veillera au respect de l’indépendance et à l’impartialité de son personnel ainsi que de ses chercheurs».

Chasseur de têtes

Les recherches visant à trouver un directeur général continuent. Plusieurs candidats ont déjà été rencontrés. Ce n’est toutefois que lorsque le conseil d’administration sera formé qu’il pourra procéder à la nomination d’un directeur ou d’une directrice générale.

Le «Journal de Québec» a révélé il y a deux semaines que Pierre Karl Péladeau avait fait appel à un chasseur de têtes pour recruter le futur directeur de l’institut. Le chef péquiste a indiqué qu’il paierait de sa poche l’agence de placement de Michel Pauzé.

Pierre Karl Péladeau a également fait part de son intention de faire un «don important» à l’institut. Cette déclaration lui avait valu des critiques de la part du chef de la Coalition avenir Québec (CAQ), François Legault, et du député Benoit Charette, qui soutenaient qu’un tel don irait à l’encontre de la loi électorale.

Après avoir envoyé une mise en demeure à la CAQ et menacé d'intenter une poursuite pour propos diffamatoires, le chef péquiste s’était finalement ravisé. M. Péladeau a réitéré mercredi qu’il avait «tourné la page».