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Peine augmentée pour avoir couché avec une fillette de 10 ans

Luc Bergeron
Photo d'archives

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Un Sherbrookois a vu sa peine augmentée de sept mois à deux ans de prison pour avoir couché à deux reprises avec une fillette de 10 ans, rencontrée sur un réseau téléphonique au nom évocateur d'«Échanges de nuit».

Luc Bergeron, 49 ans, qui était en liberté pendant le processus d’appel, a maintenant 48 heures pour se livrer aux autorités carcérales afin de purger sa peine.

La Cour d’appel s’est ainsi rangée derrière les arguments de la Couronne, qui trouvait la peine de Bergeron beaucoup trop clémente. Surtout que le juge a très peu expliqué pourquoi il accordait une telle sentence à l’agresseur.

«Il aurait fallu que le juge fasse état de motifs convaincants pour justifier l’infliction d’une peine aussi clémente», ont noté les juges du plus haut tribunal de la province.

C’est que les faits sont graves, ont-ils fait remarquer.

En 2009, Bergeron s’était inscrit à une ligne de rencontre, et c’est là qu’il a fait la connaissance de la petite de 10 ans qui habitait à Montréal. Bergeron avait fait le trajet pour se rendre chez la petite, dont il ignorait l’âge.

Robe de satin

Mais quand il a vu la petite habillée en robe de satin rose, il a découvert qu’il avait été berné. Quoi qu’il en soit, ça ne l’a pas empêché d’avoir une relation sexuelle avec elle.

«J’ai hésité entre partir et rester, avait déclaré Bergeron lors des représentations sur la peine. On s’est serrés dans nos bras, embrassés. Je n’ai pas résisté.»

«Cet épisode conclu, la victime avoue expressément qu’elle est plus jeune que ce qu’elle avait déclaré», rappelle la Cour d’appel.

Cela ne semble pas avoir calmé les ardeurs de Bergeron, qui est retourné voir l’enfant la semaine suivante. Mais cette fois, la relation a eu lieu dans un stationnement. Sauf que juste avant, deux citoyens avaient remarqué que quelque chose clochait dans ce «couple» et les autorités avaient été contactées.

«(Bergeron) est pris en flagrant délit, arrêté séance tenante et mis en accusation par la suite », relatent les juges de la Cour d’appel.

En première instance, la défense proposait six mois de réclusion tandis que la Couronne réclamait deux ans de pénitencier.

Bergeron a encore 17 mois à purger avant d’être libéré.