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Quand le Canadien joue sans pression...

Quand le Canadien joue sans pression...
USA Today Sports

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C'est immanquable. Au cours d'une longue saison, il arrive que les meilleures équipes s'inclinent devant les pires formations parce qu'elles les ont prises à la légère.

Je n'aurais pas osé parier un dollar sur les chances du Canadien de triompher au domicile des Capitals, contre la meilleure équipe de la LNH, mercredi soir.

Sérieusement, comment pouvait-on croire que le CH pouvait gagner dans le château-fort des Caps sans Carey Price et privé des services de trois défenseurs réguliers, soit Jeff Petry, Nathan Beaulieu et Tom Gilbert?

Depuis la fin du mois de novembre, l'équipe de Michel Therrien n'avait-elle pas remporté qu'une seule petite victoire en temps réglementaire sur la route, soit le 1er janvier contre les Bruins, dans un match disputé en plein air à Foxboro?

Donc, tout défavorisait le Canadien à Washington. Pourtant, il a gagné le match par la marque de 4 à 3, résistant à la tornade à la fin.

Il faut croire que le fait de ne plus croire en leurs chances de participer aux séries a enlevé de la pression sur les épaules des joueurs!

Mike Condon a effectué des arrêts spectaculaires, dont un réussi en deuxième période qui passera assurément dans les faits saillants du mois. Un arrêt qui m'a rappelé celui réalisé par José Théodore à l'époque contre Boston.

Condon a eu le meilleur sur l'excellent Braden Holtby, le favori pour le trophée Vézina.

Braden Holtby
Photo le Journal de Montréal, Martin Chevalier
Braden Holtby

Il a commis son seul faux pas sur le troisième but des Capitals.

Alex Galchenyuk, auteur de deux beaux buts, a disputé un fort match. Il a été meilleur qu'Alex Ovechkin.

Cette victoire fera du bien au moral des joueurs du CH, qui avaient d'ailleurs perdu un match contre les Capitals qu'ils auraient mérité de gagner le 3 décembre au Centre Bell.

On se souvient que cette défaite avait déclenché la dégringolade au classement.

Je regardais le «look» de Marc Bergevin lors de la conférence sur la stratégie de négociation qu'il a livrée mercredi matin au Centre Bell, devant 4 000 gestionnaires d'entreprise.

Sa barbe de plus en plus longue cache le visage d'un homme fatigué, frustré de voir ce qui est advenu de sa belle équipe qu'il aimait tant en début de saison.

Bergevin est bien conscient de l'impatience des partisans à son endroit, qui exigent du renfort dans les deux premiers trios.

Mais pour le moment, ses options sont plutôt limitées, à moins qu'il accepte de toucher au noyau de l'équipe. C'est un cercle vicieux.

Pour revenir au match à Washington, j'ai bien hâte de voir comment les Capitals se comporteront dans les séries.

On pourra alors connaître la réelle valeur de cette équipe qui ne semble pas avoir de faiblesses. Les Capitals ont souvent déçu leurs partisans par le passé.

Pendant que Bergevin s'élançait dans le vide l'été dernier en mettant sous contrat Zack Kassian et Alexander Semin, les Capitals ont frappé dans le mille avec l'acquisition des attaquants Justin Williams et T.J. Oshie.

Le confrère Jean-François Chaumont nous a cependant appris que Williams avait sérieusement songé à accepter l'offre du Canadien.

Dommage qu'il ait refusé celle de Bergevin car c'est ce genre de leader, gagnant de trois coupes Stanley, qui aurait été bien utile au CH lorsque la longue glissade a commencé en décembre.

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Justin Williams
Photo Courtoisie
Justin Williams